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14 août 2007 2 14 /08 /août /2007 16:43

Maigrir avec L’EFT : Les réponses à vos remarques...

 

 

Pour répondre à quelques remarques reçues suite à la sèrie d’articles « Maigrir avec l’EFT », voici quels infos et « trucs » utiles.

 

Q : faut-il « croire » à l’EFT pour que çà marche ?

 

A priori non ! Car le traitement énergétique permet de travailler directement sur le problème (confirmé par le nombre de pots de pâte de cacao/noisettes qui non seulement laissent indifférents bcp d’entre vous... mais parfois les écoeurent rien qu’à le regarder !).

Cependant, pour accompagner cette libération émotionnelle vous pouvez utiliser des méthodes de relaxation (voir catégorie « sophro ») et accompagner la démarche en EFT d’un travail de reconstruction de l’image personnelle. Là encore un thérapeute pourra vous aider, mais voici un exemple d’exercices simples à faire :

a- pensez à vous, avec votre poids idéal, retrouvez toutes les sensations, les situations agréables...etc. Puis évoquez rapidement votre état actuel et remplacez toutes les perceptions négatives par celle de la situation précédente.

Répété quotidiennement cet exercice améliore la perception de soi

b- à chaque fois que vous avez une pensée négative envers vous-même, prenez un post-it et écrivez vite le contraire dessus. Affichez à un endroit où vous portez rapidement les yeux.

Ex :  « je me sens grosse et moche » deviendra « je me sens légère et belle »

Pas besoin d’y croire... çà viendra tout seul !

Couvrez les murs de post-it si il le faut !

 

Q : quand je me vois dans la glace, je cesse de croire que cela peut changer, que faire ?

 

Relire le paragraphe ci-dessus !

Et puis trouver vos propres stratégies de « remise en forme » psychique.

Une de mes patientes avait trouvé ce truc marrant : enfin confiante dans les effets du travai l entrepris... elle fit un photo montage d’elle quelques années auparavant dans son environnement d’aujourd’hui. Et elle marqua en gros, dessous, la date à laquelle elle comptait revenir à ce poids « idéal » (données tout à fait plausibles, je précise !). Affichée sur le frigidaire, elle lui souriait à chaque fois qu’elle ouvrait la porte, cela l’aida à dédramatiser son rapport à la nourriture, et à seprojeter dans l'image de cette belle femme qu'elle avait toujours été !

Place à la créativité.

 

Q : j’ai commencé à perdre, mais j’ai peur que les kilos reviennent. Peut-on tapoter pour cette peur là aussi ?

 

OUI ! Surtout tapotez sur tout ce qui « bouge » ! Souvenez-vous de Gary : TRY it on Everything !

“ Même si j’ai peur de regrossir...

« Même si j’ai cette certitude que mes kilos vont revenir...

« Même si je crois qu’il m’est impossible de ne pas reprendre ces kilos... »

OK ?

 

De plus essayez les exercices ci-dessus, et prenez un temps de relaxation pour ressentir chaque jour la joie d’obtenir un résultat : cela habituera votre cerveau à rester positif, et à regarder le verre plein !

 

Q : En tapotant j’ai retrouvé des sensations de légèreté très agréables... mais aussi celle de me sentir tellement lourde devant certaines personnes, depuis si longtemps. Cela me fait peur car des souvenirs pénibles sont remontés : que dois-je faire ?

 

1- tapoter pour « cette peur des souvenirs qui remontent... », « Cette peur de perdre le contrôle... », « Cette angoisse face à mon histoire...

2- Introduire la technique de choix (voir blog) :

« Même si je suis terrorisée à l’idée d’avoir à affronter mes souvenirs douloureux, je choisis de faire confiance à la vie et de rester sereine)

3- Si le malaise persiste, souvenez-vous que la peur peut-être bonne conseillère. La peur d’avoir peur, non !

Donc éventuellement demandez de l’aide à un professionnel. Et si vous sentez que vous n’êtes pas encore prêt... donnez vous du temps et tapotez « même si je ne suis pas prêt à avancer pour résoudre vraiment ma problématique, je choisis de me faire confiance pour avancer au meilleur moment, sur tous les plans, pour moi » ou « même si j’ai peur de travailler sur moi, j’accepte le rythme qui me convient »

 

... par exemple !

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Marie-Odile BRUS - dans IPMO
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13 juillet 2007 5 13 /07 /juillet /2007 07:05

 

Je ne saurais me prévaloir d’une grosse expérience sur ce sujet, cependant je voudrais partager ici une expérience singulière. Nous avons vu que dans le cas de stress post-traumatique peut avoir une manifestation des tensions à travers des rêves désagréables.


Il peut arriver de même un moment particulier d’une thérapie qu’un cauchemar reste fixé dans la mémoire du patient de manière obsédante. Tel un message qui voudrait à tout prix se faire comprendre, mais qui échoue, ce rêve va en envahissant le sens de conscience de la personne la perturber davantage. Cela peut être néanmoins l’occasion d’un travail tout à fait intéressant avec l’outil IPMO.

En effet, les traces laissées par ce cauchemar sont autant d’expressions émotionnelles sur lesquelles nous allons pouvoir travailler : images, sensations, émotions, pensées... Etc. seront utilisés comme cible au même titre que celles qui sont provoquées par le souvenir d’un traumatisme. Pour faire court je dirais que nous allons considérer l’émergence de ce mauvais rêve comme traumatisme per se.

Je pense particulièrement un cas de «jumeau fantôme», c’est-à-dire  d’empreinte prénatale laissé par la disparition d’un embryon jumeau pendant la gestation. Il arrive en effet plus souvent qu’on ne saurait l’imaginer, que pendant une grossesse un second embryon commence à se développer puis « disparaisse ». La mémoire de ce jumeau mort (évacué naturellement par le corps ou dont les cellules peuvent être récupérées par l’embryon survivant : ceci explique tétons surnuméraires ou autres dents/poils parfois retrouvés sur/dans le jumeau vivant) peut alors laisser une trace dans la mémoire émotionnelle de l’autre. Et cette mémoire peut être extrêmement dure à porter, phagocytant littéralement la vie du survivant qui peut peiner à s’autoriser à vivre. Le dévoilement de cette mémoire peut se faire de différentes manières : mémoire parfaitement intégré dans la famille, découverte tardive par les « aveux » de la mère... Mais parfois la mère elle-même n’en sait rien : un malaise existentiel amènera à un travail psychothérapeutique ou psychanalytique qui permettra le « désenfouissement » de la mémoire, notamment à travers les rêves ou de décodage de certains comportements (acheter tout en double, parler mentalement à un autre, laisse toujours une place en plus dans son lit...etc). Les rêves dans ce cas peuvent amener effectivement la mise en lumière l’existence d’un « jumeau fantôme », avec un parfois la possibilité de vérifier cette « information » par recoupement avec ce qui est connu de l’histoire de la grossesse : saignements dans les premiers mois, intervention chirurgicale, dépression soudaine et incompréhensible de la mère, cauchemars à un moment précis de la gestation, peur panique de voir le bébé naître avec un handicap...

Mais les rêves peuvent également ramener toute une somme d’informations que le cerveau peine à élaborer et qui se traduisent par un malaise parfois violent qui dure après la manifestation de ce rêve. Chaque élément peut alors être repris avec l’IPMO qui va permettre petit à petit, image après image, émotion après émotion (et elles se précisent alors au cours de la séance), sensation après sensation, de retrouver le fil de cette histoire qui cherche à se libérer. Dans le cas auquel que je pense une mise à jour des émotions négatives telles culpabilité, colère, peur... suivi de leur traitement immédiat par IPMO, a permis non seulement la prise de conscience accrue du phénomène de ce que j’appellerai « hantise gémellaire », mais aussi une mise à distance de l’histoire, une véritable libération facilitant la guérison de la psyché.

 

On peut donc utiliser IPMO pour interpréter les rêves, à la condition bien sûr d’être particulièrement vigilant sur les points suivants : manifestations émotionnelles, sensations, production imagée du rêve en regard de l’histoire du patient. Finalement le B-A BA du thérapeute ! Il est intéressant de noter d’ailleurs que ce n’est pas le thérapeute qui interprète quoi que ce soit, mais bien plutôt le patient qui va reconstituer sa propre histoire à la lumière du rêve et de l’élaboration des mémoires errantes qui sont liées, grâce à l’IPMO.

 

Je le répète, mon expérience est limitée dans ce domaine. Je n’ai pas cherché à travailler spécifiquement dans cette direction. Comme je disais récemment à un médecin qui demandait quelle était ma spécialité, les cas je préférais : je prends ce qui vient !... comme dans la vie d’ailleurs. Je fais confiance à ma vie, pour m’amener les cas qui me permettent de me rendre utile, avec lesquels je peux approfondir ma connaissance de l’être humain et perfectionner ma pratique. Et si j’ai des affinités avec certains champs d’application, ce n’est pas forcément là que j’ai obtenu le plus de résultats ou le plus appris.

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Marie-Odile BRUS - dans IPMO
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9 juillet 2007 1 09 /07 /juillet /2007 07:03

 2- Quand les autres outils n’ont pas donné de résultats satisfaisants...

 

Un certain nombre de personnes ont du mal à entrer dans le processus de la sophrologie « pure et dure » notamment par la difficulté qu’elle rencontre à s’astreindre à une pratique régulière. Il ne suffit pas que le thérapeute répète encore et encore la nécessité de cette pratique personnelle pour que le patient obtempère ! Il est à noter d’ailleurs qu’une telle difficulté à inscrire la mise en œuvre des exercices souligne souvent des réticences internes pour le traitement fait également l’objet de la thérapie. Il est important de ne pas juger la pratique du patient, qui finalement ne fait que ce qu’il peut, quand il peut, si il le peut...

Cependant de son côté le patient n’hésitera pas à se plaindre de l’insuffisance des résultats, une impression de tourner en rond, voire d’une augmentation de sa détresse. Et nous arrivons ici sur le difficile terrain de la patience. Toute démarche thérapeutique se fait un rythme qui lui est propre, et tout un chacun ne peut pas forcément l’admettre aisément. On notera même que la personne qui commence seulement à s’occuper elle-même, poussée par un excès de souffrance, ou parfois même le regard d’autrui, faudra souvent avoir résolu le problème avant même d’avoir puis en comprendre l’essence !

Il est alors important pour le thérapeute d’arriver à faire passer le message suivant : le désir puissant et impérieux d’obtenir des résultats, même nourri de la meilleure des volontés, ne saurait suffire à réduire le « temps nécessaire »à l’œuvre thérapeutique.

La capacité intérieure du patient a progressé sur son chemin intérieur va directement influer sur ce « temps nécessaire ». Laissez-moi vous donner un exemple :

Si vous prenez par exemple une demande concernant des difficultés d’endormissement ou de qualité du sommeil, il est assez aisé de mettre en œuvre les bases de la sophrologie avec rapidement un protocole de protection du sommeil. En quelques séances résultats peuvent être excellents. Mais il peut y avoir plusieurs raisons à cela. Soit le patient avait un simple problème de dérèglements de son rythme de sommeil, une perte de confiance temporaire en sa capacité à bien dormir ou encore à petit problème de ressassement que les premières séances de base ont été à régler : la remise en ordre du sommeil est alors très facile. Soit le patient a le sommeil perturbé pour des raisons plus profondes, liées au travail silencieux de son inconscient, à une histoire difficile mais refoulée et le trouble du sommeil va manifester ses difficultés à avancer dans sa vie avec ce fardeau : en quelques séances pour obtenir un résultat aussi performant que dans le cas précédent. Quelle sera la différence ? Dans le premier cas le problème réglé, la personne retrouve son chemin de vie tranquille. Dans le deuxième cas, la personne souhaite régler un problème particulier (perturbation du sommeil) mais ne veut surtout pas toucher au reste de son histoire. C’est son droit le plus strict, c’est aussi je crois devoir du thérapeute -si il pressent ce schéma- de souligner aussi délicatement que possible que les racines de la perturbation devront à l’occasion être traitées pour valider durablement le résultat des séances. Il en est tout simplement que des patient ne puissent même pas entendre ce discours... il est préférable alors de respecter ses réticences dont ils n’ont pas conscience, mais ne pas s’étonner de les voir revenir plus tard avec d’autres symptômes.

 

Nous touchons là la délicatesse du travail des thérapeutes, et je citerai ces lignes d’Yvan Amar :

 

« Si quelqu’un me guérit et me retire mon mal, j’entends aussi qu’il me hisse au niveau de conscience que j’aurais atteint si j’avais moi-même résolu ce que ce mal devait m’apprendre. Sinon, s’il me laisse dans le même état de conscience après m’avoir retiré mon mal, il me vole l’outil de croissance que peut être cette maladie... »

 

Ces mots reflètent très exactement ce que j’attends personnellement d’un thérapeute... et ce que je me sens responsable d’offrir à mes patients. C’est évidemment un point de vue holistique !

 

Aussi quand le travail piétine et qu’il s’agit autant de répondre à la demande d’aide du patient que de respecter son désir de croissance, même inconscient, IPMO s’avère très utile.

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Marie-Odile BRUS - dans IPMO
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6 juillet 2007 5 06 /07 /juillet /2007 07:57


Comme toutes les techniques mouvements oculaires IPMO est particulièrement indiqué dans les cas de stress post-traumatique, les débordements émotionnels intenses et toutes les difficultés à gérer les émotions au quotidien. Au fil des prochain posts nous allons approcher diverses applications possibles

 

1- Quand les émotions débordent  ou que les mots se font rares...

 

Que ce soit pour libérer le patient de souvenirs douloureux, ou de manifestations physiques et émotionnelles perturbantes derrière lesquels vont se profiler justement les souvenirs enfouis, IPMO est applicable.

Un des avantages l’outil reste de ne pas avoir à décrire une histoire avec des détails parfois insupportables, mais tout simplement d’en évoquer quelques moments clefs s’en nourrirent l’épanchement émotionnel. Certains patients seront sensibles au fait de ne pas avoir à « déballer» leur histoire.

Quand un patient arrive au cabinet, s’assoit, et sans pouvoir contrôler quoique ce soit, se met à pleurer ou à trembler ou à s’agiter sans pouvoir proférer mot... quelques mouvements oculaires sont parfois bien utiles pour démarrer la séance.il peut s’agir tout simplement, d’une voix rassurante, d’expliquer que ces manifestations envahissantes peuvent être calmées assez simplement (présenter rapidement IPMO si la personne ne connaît pas) puis assez rapidement de fixer l’attention de la personne par le regard sur le vous tester le pays but de baguette à boule.

Quand le patient n'arrive plus à exprimet quoique ce soit, les MO liés  au ressenti de cette incapacité à dire peuvent permettre de dépasser le blocage.

A suivre :

- quand les autres outils n'ont pas donné de résultats satisfaisant

- MO et interprétation des rêves



 

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Marie-Odile BRUS - dans IPMO
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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 07:29

IMO : Intégration par les Mouvements Oculaires


Je signale à votre attention le livre de la canadienne Danie Beaulieu « L’intégration par les Mouvements Oculaires »[1]. Je n’ai eu connaissance de son existence seulement il y a quelques mois. Je complète donc ici mes informations car le livre est très bien fait (s’adressant à un public assez averti cependant). L’outil qu’elle y présente (créé par Connirae et Steve Andréas en 1989) se nomme IMO. La similitude avec l’IPMO tient  forcément à l’utilisation de mouvements oculaires... et à la notion centrale d’intégration (je reviendrais sur cette notion plus loin).  L’IMO est un outil complexe au service de la psychothérapie, principalement pour le traitement des manifestations de stress post traumatiques. Ni l’une ni l’autre n’avions connaissance de l’autre.

 

(clic sur le livre)

Après avoir lu le livre de Mme Beaulieu, je ferais ces quelques remarques :

- elle ne craint pas de détailler l’utilisation de la technique (c’est ce livre que j’aurais aimé lire quand j’ai mis au point mon propre outil), pour cela je l’a remercie !

- contrairement à l’EMDR ou à l’IPMO, l’IMO représente un mode thérapeutique à part entière

- les mouvements oculaires utilisés ont un niveau de complexité supérieur à l’IPMO (et probablement à l’EMDR, pour ce que je peux en savoir)

- l’outil est au service de cas lourds relevant du domaine de la médecine et même de la psychiatrie (Danie Beaulieu est médecin psychothérapeute) et a fait l’objet d’une recherche et d’un enrichissement important (notamment techniques connexes d’accompagnement de la thérapie)

Ce n’est pas le cas de l’IPMO  qui reste un  outil assez simplifié de développement personnel. A mon cabinet les rares patients qui ont des problèmes psychiatriques viennent en complément du suivi médical, leur psychiatre pouvant même leur avoir conseillé de rechercher des techniques de gestion émotionnelle... Ce n’est pas leur pathologie qui est prise en charge mais la gestion de leurs émotions.



[1] Le Souffle d’Or -2005

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Marie-Odile BRUS - dans IPMO
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21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 07:22

  

On sait depuis 1994 que les mouvements oculaires du sommeil sont liés à l'intensité des émotions négatives dans le rêve et non pas une sorte de regard qui se promènerait sur l'image du rêve. L'hypothèse a été posée que les mouvements oculaires induisent une modification électrique directement liée au traitement des mémoires. Or, rappelons-le, tout le fonctionnement de notre cerveau n'est qu'un vaste système de transfert d'informations électriques. Mme Shapiro s'appuie sur cette théorie pour supposer que « les décharges neuronales des mouvements oculaires rapides... Pourrait avoir un effet inhibiteur sur l'emplacement où le souvenir traumatique est emmagasiné, inversant la pathologie neuronale... ». Elle développe une hypothèse de travail exposant un modèle théorique de traitement accéléré de l'information : à partir d'une expérience traumatique nous mettons en oeuvre autant que possible notre pensée, notre parole, notre capacité à rêver jusqu'à résolution spontanée du conflit convoqué par l'incident. Une fois intégrées toutes les nouvelles informations, tous les apprentissages liés à l'expérience, notre cerveau procède enfin au stockage de ces données. Ce qui est inutile, émotions, sensations, opinions négatives ont été évacuées au cours du processus. Cependant il arrive que ce mode d’intégration ne soit plus opérationnel, notamment lorsque le vécu a atteint un degré dramatique trop important pour permettre l'assimilation des informations par notre cerveau. Elle ne peut donc pas être stockée dans la zone adéquate et s'expriment alors par des cauchemars, des flash-backs, des pensées négatives récurrentes, des émotions ingérables. Avec des conséquences externes : troubles du comportement, phobies, désocialisation... Nous retrouvons ici les caractéristiques du syndrome de stress post-traumatiques rencontrés par exemple après les attentats, des accidents graves, des guerres, des viols... etc. Les mouvements oculaires permettraient de stimuler le système de traitement des informations, accélérant le processus de guérison psychique.

 

Lorsqu’il y a un vécu insupportable,

 l’élaboration cérébrale des informations liées à l’expérience traumatique devient impossible.

 

 

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Marie-Odile BRUS - dans IPMO
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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 07:47

Du corps au cerveau, du cerveau au corps...

 

Notre comportement social est désormais pour une large part le produit de notre raisonnement. Dans le cas d’une prédominance de programmes « toxiques » (voir précédents articles), au lieu de traiter des informations objectives notre néo-cortex va analyser toutes les informations à la lumière des filtres que sont ces programmes. Or chaque expérience va être intégrée dans notre mémoire avec une tonalité affective : au-delà de la simple circulation d'informations électriques, il y a toujours une émotion associée. Chaque expérience va être enregistrée selon son caractère agréable ou désagréable, notamment par le biais de notre ressenti physique et sa traduction sur le plan biochimique. Pour résumer schématiquement, la chimie de notre corps va traduire une réaction à une expérience donnée, avec une coloration émotionnelle qui va déterminer l’interprétation de chaque information. Notre état physique sera l’écho de ce que nous vivons, de ce que le cerveau a compris et de comment il y répond.

 

Nous voyons ici se dessiner l’arrière plan de l’harmonie corps/esprit (voir chapitre Sophro) qui n’est rien d’autre que la perception « juste » dans notre corps de notre état émotionnel, du résultat de l’analyse par notre cerveau des informations transmises par le corps

 

La mise en pratique de la relaxation ou de la méditation, la prise en charge psychothérapeutique, nous aident à prendre conscience de ces messages inscrits dans notre corps (insomnie, douleurs, addictions...) et notre psyché (hypersensibilité, inhibitions, dépression, cauchemars, phobies...). Notre mémoire peut nous restituer les informations de base, par exemple l’évènement fondateur de notre problématique.  Si nous ne faisons que récupérer le souvenir sans pouvoir soigner la blessure qui l’a accompagné, nous acquérons une connaissance qui peut ne faire que rajouter de la douleur à la douleur. Nous poursuivrons inlassablement la recherche de ce qui a pu être antérieurement la cause de ce premier indice, et creuserons la plaie au lieu de la soigner.

 

L’Intégration par les Mouvements Oculaires (IPMO) va permettre ce travail de retraitement de mémoire errante. Il est remarquable de voir comment, une fois cette mémoire retraitée, le cerveau peut à nouveau élaborer des comportements cognitifs sains, effaçant -souvent sur le champ- les manifestations physiques ou psychiques douloureuses. Parfois après des années de hantise d’un traumatisme qui a pu provoquer une désocialisation importante, nous voyons une personne sourire, faire des projets, retourner à la vie dans tous les sens du terme. Il est intéressant de noter que ces processus cognitifs sains émergent la plupart du temps spontanément au cours de la séance!

 

Une fois l’élaboration de la mémoire traumatique débloquée,

 grâce aux mouvements oculaires,

 des processus cognitifs sains se mettent en place

et la vie normale reprends son cours.

 

 

 

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Marie-Odile BRUS - dans IPMO
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21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 14:31

 

Le système nerveux central, tel un vaste standard téléphonique, met en relation notre cerveau émotionnel (relais entre les deux autres niveaux) et notre corps. D’une part le système nerveux autonome fonctionne de matière non consciente, on le dit végétatif (ou neurovégétatif). Son fonctionnement correspond à deux tonalités : action et repos. Dans les phases d’action, le cerveau va permettre l’adaptation de notre physiologie à l’environnement grâce  au système sympathique (ou orthosympathique). En cas de stress (positif ou négatif, ce niveau du cerveau ne fait absolument pas la différence, seul le néocortex permet de raisonner) il va provoquer une réponse (réactions physiques : accélération du rythme cardiaque, de la circulation, changements de température du corps, attaque ou fuite...). Il ne prend absolument pas le temps, quand il prend le contrôle, d'analyser des informations plus subtiles telles que celles traitées par son collègue cortex ! Son objectif est clair : la survie y compris le maintien d'un certain équilibre des fonctions vitales. On pourrait le qualifier d'hyper réactif car avec un minimum d'informations il va adapter l’organisme en des temps record, mais sans recul . Dans les phases de repos, de récupération, de manière tout aussi automatique, le système parasympathique (ou vagotonique) prends le relais et inverse les commandes : l’irrigation sanguine peut gagner le système digestif, le rythme cardiaque se ralentit,  la respiration se calme, les fonctions émonctoires peuvent se déclencher, une grande fatigue s’installe... il est temps d’aller aux toilettes, puis dormir pendant que l’ensemble du métabolisme, à notre insu, veille à la restauration de nos capacités !

 

Le système nerveux central peut fonctionner en mode conscient, volontaire. Il devient moteur, prends les rênes pour gérer les émotions, notre mise en relation au monde. Certes le système autonome continuera son rôle de gestionnaire de notre physiologie, mais des informations supplémentaires plus fines seront prises en compte. C’est ici qu’interviennent les apprentissages, et toutes les données qui ont permis d’adapter notre comportement à des situations toujours plus complexes au fur et à mesure du développement de l’Homme. Il est alors possible de modérer les réactions, de percevoir une connotation positive à un stress qui serait sinon appréhendé par le cerveau reptilien comme un danger ! Notre métabolisme peut alors réagir en douceur, en reconnaissant le caractère non agressif de l’évènement.

 

Un petit exemple vous éclairera sur les conséquences de la domination des cerveaux reptilien et limbique en l’absence d’informations suffisantes : prenez un petit enfant qui n'a pas encore développé suffisamment les zones du langage dans son néocortex, mais qui souhaite communiquer avec ses petits camarades à la maternelle. Être capable d'échanger avec ses congénères est indispensable pour le petit humain. Il va utiliser prioritairement le langage du corps et de plus risque de vivre cette situation nouvelle comme un stress (un forme d’agression), ce qui peut donner quelques morsures, quelques griffures, qui vont horrifier les parents (les siens comme ceux du camarade objet de sa tentative de communication). Son reptilien commanderait fuite ou attaque... mais il veut approcher l’autre, donc il ne va pas fuir. Il lui reste donc l’attaque puisque son cerveau limbique n’a pas encore pu emmagasiner les expériences qui lui auraient permis, par mimétisme, d’adopter un comportement « social » ! L’attaque sera modérée car les bribes d’informations déjà stockées vont freiner la réaction instinctive. D’où griffures, morsures, coups : un comportement relativement archaïque.  La plupart des adultes, avec un néocortex bien développé et des habitudes sociales bien policées, sont incapables de voir autre chose que de l'agressivité dans les gestes archaïques du petit. Lui a utilisé les moyens qu’il avait à sa portée pour gérer la rencontre avec cet autre qui l’intéresse... Il suffit souvent dans ce cas de prendre le temps d'expliquer à l'enfant les règles du jeu, lui suggérer quelques comportements communicants plus pacifiques : rassuré, il pourra prendre confiance en lui et améliorer ses moyens de communication ! Et petit à petit, il développera les liaisons nerveuses (au niveau du néocortex) en un réseau de neurones parfaitement capable de gérer son expression orale. Entre un petit apparemment « méchant » et un adulte poli il n’y a rien d’autre qu’un nombre important de connexions mettant en rapport des apprentissages parfaitement rangés dans notre mémoire.

 

Un autre exemple, qui vous amusera certainement. Imaginez que des extra-terrestres débarquent dans votre jardin (ou sur le pas de votre porte si vous n’avez pas de jardin). Soit vous les attendiez, comme une hypothèses envisageable (voir le film Rencontre du troisième type) et vous avez une marge de manœuvre car vous êtes cérébralement prêt à gérer une quantité de nouveauté donnée (vous êtes une personnes intelligente, capable de pensée abstraite, ayant fait suffisamment d’expériences insolites pour vous préparer à cet inconnu). Soit vous ne vous y attendiez pas du tout « même pas en rêve » comme diraient mes enfants...Pour peu que vous n’ayez pas la télé et que vous n’ayez aucun intérêt pour la science fiction, ce choc neuronal -afflux d’informations « ingérables » par votre cerveau- risque d’être fatal à votre néocortex. Incapable de s’adapter, le limbique aura beau chercher des exemples d’adaptation à une situation similaire : il ne trouvera pas ! Retour au cerveau reptilien : nouveau --> Danger --> fuite/attaque.

Probablement fuite si vous êtes seul.  Si vous êtes en groupe et avez eu un peu de temps pour appréhender la situation, ce sera l’attaque (revoir dans ce cas Mars Attack où un vol de colombe pacifique déclenche  une réaction reptilienne... chez le martien !). Bref, vous vous retrouvez dans la position du môme qui ne sait pas gérer la relation à un nouveau petit camarade. « Seul l’inconnu nous épouvante » écrivait Antoine de St Exupéry...

 

 

Le système nerveux central gère toutes les informations reçues par le corps et le cerveau,

Il fonctionne en mode automatique (système nerveux autonome)

mais

Il peut également fonctionner en mode conscient (intervention de la pensée, néocortex)

 

En l’absence de données suffisantes,

notre cerveau fait « avec ce qu’il a » !

 


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Marie-Odile BRUS - dans IPMO
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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 07:29

Les deux hémisphères bien connus, droit/gauche, ne représentent en fait que la partie la plus superficielle, récente, du cerveau qui s’est constitué au cours de l’évolution de l’homme de plusieurs couches. D’abord nous trouvons le cerveau dit « reptilien », archaïque : le système limbique, dont le rôle est d’assurer la survie. Ensuite vient le cortex, qui est commun à tous les mammifères, puis un développement  particulièrement abouti chez l’être humain : le néo-cortex.

Nous avons donc une organisation que je qualifierais de verticale de notre cerveau :

 

-   le cerveau reptilien ( tronc cérébral + cervelet) partie la plus ancienne du cerveau, est en charge de la respiration, des battements du coeur, de la tension artérielle, du système immunitaire, et de tous les besoins essentiels à la survie de l'espèce (manger, dormir, éliminer, se reproduire). Le cervelet « petit cerveau », est apparu quand nos ancêtres (encore loin d’être humains) sont sortis de l’eau avec deux impératifs : se protéger du soleil et des prédateurs. Il a en charge tout ce qui concerne la motricité : maintien de la posture, équilibre, activité musculaire. Le cerveau reptilien concerne les instincts de survie, les besoins fondamentaux, il produit des comportements rigides stéréotypés, absolument invariables.Il est le lieu des habitudes anciennes, des rituels. Son mode d’expression, non verbal pour frustre est indispensable à la vie de groupe...

-    le cerveau limbique ou émotionnel, regroupe un certain nombre de structures cérébrales impliquées dans la gestion de l'olfaction, des émotions, des apprentissages de la mémoire. Sa fonction essentielle est l’adaptation à la vie en groupe et à la pérennisation de celui-ci. Tout ce qui concerne la protection de notre intégrité physique (individu) et celles de notre clan (espèce) est pris en charge par cette partie du cerveau. Il va donc organiser les informations propres à l’intégration sociale : apprentissages par mimétisme, respect du plus fort, comportements socioculturels (us alimentaires et vestimentaires, travail, coutumes, hiérarchisation sociale, soins, sentiment de sécurité, système de croyances...). C’est un conditionnement à la loi du groupe, pour la conservation de l’espèce. Il contrôle la physiologie du corps. Il est encore archaïque dans son organisation neuronale mais extrêmement rapide dans ses réactions lorsqu'il s'agit de survie. Son rôle d’intermédiaire entre le néocortex et le cerveau reptilien est essentiel : il contrôle l’affectivité et la mémoire. S’il fut longtemps considéré comme le siège des émotions on sait aujourd'hui qu'il ne correspond précisément à aucun des multiples systèmes émotionnels de notre cerveau.

  -     le cerveau cognitif : siège de la connaissance, donc de l’intégration des apprentissages le cortex présente une surface assez ressemblante avec celle d’un chou-fleur !  Il est constitué de couches de neurones parfaitement organisés, un réseau complexe et extrêmement ramifié dévoué à la circulation de l’information. Cette organisation permet un traitement optimal des données recueillies dans tout le corps par le biais du système nerveux ainsi que leur analyse pointue et extrêmement rapide. Il va s'agir ici de contrôler les impulsions et les instincts, de gérer l'attention et la concentration, de générer une capacité de relations interpersonnelles sophistiquées et donc de maîtriser le comportement social et moral. Nous ne sommes plus ici au niveau de la réaction archaïque, spontanée, face à un événement extérieur, ni dans l’adaptation à la vie de groupe par des apprentissages mimétiques. Au contraire il peut-être possible de se projeter dans le futur, sur la base d'images mentales, de références stockées dans l'esprit  en l’absence totale d'éléments externes tangibles. Cela permettra l’épanouissement de compétences complexes, les inventions indispensable au progrès et à l’évolution de l’espèce. Mais aussi : la création artistique et la capacité d’utiliser le système nerveux central en mode volontaire. Ceci permettra, entre autres, à qui le souhaite de développer des états de conscience particuliers (relaxation, méditation) et d’acquérir une qualité d’être, de présence à soi. Et tout ceci est propre à l'être humain, et à lui seul.

Mettons un bémol tout de même à ce magnifique fonctionnement du cerveau cognitif : en cas de stress intense, et malgré toutes les informations et tous les apprentissages emmagasinés dans notre mémoire, il devient incapable de réagir et passe le relais au cerveau limbique... ou au reptilien !

 

 

Le cerveau peut être divisé en trois parties :

 

Le cerveau reptilien (instincts de survie, besoins physiologiques fondamentaux)

 

Le cerveau limbique (adaptation sociale, gestion des émotions, apprentissages simples)

 

Le néocortex (connaissance, compétences complexes, inventions, art, qualité de l’être)

 

Le cerveau limbique est l’intermédiaire entre le reptilien et le néocortex :

C’est lui qui contrôle l’affectivité et la mémoire.

 

 

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Marie-Odile BRUS - dans IPMO
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10 mai 2007 4 10 /05 /mai /2007 07:06

 

Vous serez peut-être surpris de voir présenter les fondements théoriques comme de simple possibilités, mais il faut reconnaître que le fonctionnement réel de l’IPMO ou de tout autre technique de mouvements oculaires relève pour le moment d’hypothèses.

Dans un premier temps, nous allons essayer de comprendre le fonctionnement basique de notre cerveau. Tel un ordinateur hyper perfectionné, le cerveau commande l'ensemble corps/psyché sur un mode  bio électrique : des informations électriques sont recueillies, traitées, des ordres sont donnés. L'ensemble de ce fonctionnement permet à notre corps et à notre psyché de s'adapter à l'environnement et d'y survivre. L'optimisation de ce système demande à ce qu'un certain nombre d'informations soit stocké afin de permettre une réponse plus rapide et parfaitement adaptée à chaque sollicitation : c'est la mémoire. Tout nos processus d'apprentissage, toutes nos expériences vécues mais aussi les différentes manières que nous avons trouvées pour nous adapter à chacune, sont ainsi « encartés » dans différentes zones du cerveau. Pour chacun va ainsi se dessiner une cartographie précise : il n'y a pas un schéma type de cerveau que l'on retrouverait dans chaque individu, mais au contraire une incroyable diversité qui fait notre identité.

 

La compréhension de l’IPMO ne peut se faire que sur la base d’hypothèses

 

Il est pour cela nécessaire de connaître les bases du fonctionnement du cerveau

 

 

Les bases dans le prochain article IPMO !

 

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Marie-Odile BRUS - dans IPMO
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