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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 08:18

 

Nous allons parler ici les fameux  side bénéfits : « bénéfices secondaires » bien souvent inconscients, mais pas toujours... et qui nous lient à nos problèmes sans porte de sortie.

De quoi s’agit-il ?

Le cas le plus connu est celui d’une pension d’invalidité que l’on risque de perdre si l’on guérit de son handicap (je ne dis pas que les pensions d’invalidité sont inutiles, ni seulement des excuses à ne pas avancer !). Bien entendu l’avantage même dans ce cas n’es pas que financier, mais permet d’éviter le regard des autres, un travail qui nous rend malheureux, ou des déplacements trop importants... que sais-je, les raisons ne manquent pas !

Mais il y a tout un tas d’autres raisons à ne pas « aller mieux » : le besoin d’être pris en charge, d’être materné... l’incapacité à être responsable de soi, des autres (je pense à un cas où une jeune maman multipliait les problèmes de santé provoquant des hospitalisations qui lui permettaient de ne pas avoir à s’occuper seule de son bébé : en fait elle-même avait été maltraitée enfant et elle ne se sentait pas capable d’être une mère non dangereuse).

Il y a aussi le regard des autres : malade on attire parfois une attention, une compassion qui remplace avantageusement l’indifférence dans laquelle on se morfondait auparavant !

Il y a également l’impérieux besoin de trouver une solution à un problème que l’on  refuse d’affronter (exemple : une allergie à une plante qui pousse dans une région où l’on devrait déménager pour suivre son conjoint : sauf que l’on ne veut pas quitter son poste passionnant, ou que l’on refuse de s’avouer que ce conjoint ne nous convient plus du tout...). Ou plus simplement certaine « migraine du samedi soir » qui permet à nombre de femmes de se soustraire à des devoirs conjugaux devenus sans saveur... alors qu’aborder le sujet franchement a permis à bien des couples de faire les ajustements nécessaires à la reprise d’une relation intime harmonieuse !

Ou encore la nécessité d’exprimer quelque chose quand les mots manquent : une personne faisait une « crise de foie » juste avant les fêtes de fin d’année, qu’elle passait finalement alitée, rentrée d’urgence chez elle... c’était le seul moyen, pour elle d’éviter une réunion de famille qu’elle vivait comme une torture, où on la traitait comme si elle avait encore 6 ans... Comme ce n’était pas convenable de refuser l’invitation parentale, elle tombait malade ! Le jour où elle en prit conscience, elle décida de rester chez elle avec mari et enfants et passa le plus joyeux noël de sa vie ! Sans « crise de foie »...

 

Je pourrais donner une foule d’exemples, mais nous allons surtout nous intéresser à la résolution de cette IP particulière. Si il peut y avoir résolution... En effet les bénéfices secondaires représentent parfois un mode de fonctionnement « équilibré » pour le patient, certes c’est un équilibre bizarre, mais le rompre peut provoquer des désordres importants et qui ne vont pas dans le sens d’un mieux pour le patient. Il est important d’y aller en douceur : est-ce que la personne a conscience de ce »bénéfice » ? Y est-elle attachée ? À quel point ? Quelle problématique réelle se cache derrière ?


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Marie-Odile BRUS - dans EFT
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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 08:30


(suite)

-- problèmes de pollution chimique ou énergétique : un excès de toxines dans l’organisme, par exemple en raison d’une alimentation peu équilibrée, ou encore la présence de substances toxiques comme les solvants contenus dans la plupart des parfums, ou tout simplement le téléphone portable en veille, des bijoux métalliques sur ou dans le corps (broches et autres plaques suites à des interventions chirurgicales)... les sources de perturbations de cet ordre ne manquent pas. Une de mes patients a ainsi obtenu des résultats dont elle désespérait quand elle fait ses séances de EFT avant de se parfumer. En supprimant la source du problème ou en corrigeant l’IP avec le point sensible les résultats devraient apparaître rapidement. D’une manière générale il est préférable de demander au patient de retirer bijoux métalliques, montre... et extinction des portables (le thérapeute évitera également de garder le sien en veille pendant la séance)

 

-- problème d’addiction : les personnes qui ont une accoutumance à des substances addictives comme le café, thé, le chocolat voire certains médicaments prescrits par leur médecin, peuvent présenter certaines résistances à l’outil. La diminution, ou mieux la suppression, de ces substances particulièrement pendant la durée du travail fait avec EFT permet généralement d’obtenir les résultats habituels. J’attire votre attention sur le fait que s’il s’agit d’une addiction médicamenteuse, il ne faut absolument pas suspendre le traitement. Il est préférable dans ce cas-là de se mettre en contact avec le médecin traitant, pour trouver suivant l’heure des prises, le meilleur moment pour faire une séance de EFT. Si le traitement a une durée limitée on peut tout simplement attendre qu’il soit fini...Personnellement, je tiens à ces bons résultats en demandant au patient d’augmenter sa consommation d’eau et en commençant la séance par un protocole de correction d’IP avec « technique de choix » (à voir plus tard)  directement associé avec la substance. Par exemple : « même si j’ai une inversion psychologique due à mon traitement (citer le médicament), je choisis d’obtenir des résultats performants avec l’EFT ». Si l’intoxication n’est pas trop importante, ça marche ! Après tout l’EFT donne de bons résultats avec les problèmes d’alcoolisme de drogue etc.

 

Pour résumer :


Les causes habituelles d’IP (inversion psychologiques) sont :

                                 

- la négativité

- la déshydratation

- la pollution chimique ou énergétique

- les addictions.

 

 




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Marie-Odile BRUS - dans EFT
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16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 08:47


 

Je vous propose une première expérience qui vous permettra de prendre conscience de votre respiration et de son effet sur la détente du corps et de l'esprit. 

 

- Après avoir lu ces lignes, vous les mettrez en pratique

- Vous prendrez le temps de fermer les yeux de prendre de posture assise confortable (voir description des postures de relaxation et de sophronisation plus haut) et de porter attention au siège sur lequel vous êtes assis, à la manière dont le contact entre votre corps et ce siège se fait. Restez ainsi une ou deux minutes, simplement à l'écoute de vos sensations. Ensuite vous pourrez ouvrir les yeux...

 

Comment vous sentez-vous ? Avez-vous pensé à la suite de ce que vous allez lire ? Avez-vous pensé à ce que vous veniez de lire ? Avez-vous pensé à autre chose ? Ou avez-vous réussi ne serait-ce que furtivement, à être dans le ressenti, à porter attention suffisante à vos sensations ?

 

Si cela n'est pas le cas, je vous invite à recommencer, jusqu'à que vous arriviez pendant au moins quelques secondes à ne penser qu'à votre siège dans le contact qu'il a avec votre corps. Et je vous conseille bien sûr de réessayer en faisant durer cette attention, en l'affinant autant que faire se peut.

 

Comme je l'ai écrit plutôt, la respiration est l'outil roi pour entrer dans la détente. Je vous propose donc un deuxième exercice qui commence à mettre en oeuvre la respiration :

 

- Après avoir lu ces lignes, vous les mettrez en pratique

- Prenez une posture assise de relaxation, les yeux fermés et un moment d'attention au contact qui se fait entre votre corps et le siège (sans oublier le contact des pieds de avec le sol). Ensuite, vous portez une attention douce à votre respiration : « écoutez » où ça respire en vous et comment çà respire en vous... Peut-être notre respiration est-elle abdominale, ou thoracique, ou peut-être claviculaire si vous êtes en ce moment débordé par vous émotions... Après quelques minutes vous rouvrirez les yeux.

 

Comment vous sentez-vous ? Avez-vous ressenti les mêmes choses ? Avez-vous des sensations différentes ? Avez-vous réussi à localiser où se ressentait le plus votre respiration ? Avez-vous pu percevoir comment cette simple attention à la respiration ouvre les portes de la détente ?

Si ce n'est pas le cas, vous avez probablement effectué exercice de manière trop rapide, sans réellement porter attention à votre respiration. Je vous invite donc à recommencer...

 

- Après avoir lu ces lignes vous les mettrez en pratique

- Reprenez exercice précédent, mais cette fois-ci attachez-vous à laisser votre respiration s'installer au niveau abdominal de la manière la plus naturelle possible. J'aimerais que vous fassiez ici l'expérience d'un accompagnement de la modification de votre respiration. Il ne s'agit pas de la contrôler, de la forcer à s'installer dans le ventre, mais bien plutôt de la laisser se déposer à cet endroit dans un relâchement accru. Faites-le pendant quelques minutes.

 

Beaucoup de personnes disent ne pas être capables de respirer par le ventre : c?est faux ! Tout le monde a cette capacité, pour la bonne raison que, par exemple, pendant notre sommeil la respiration se met naturellement au niveau abdominal... De même pendant de nombreux moment nous arrivons à nous détendre à notre propre insu. Cet exercice permet de retrouver en douceur une respiration ventrale.

Si vraiment vous avez de terribles difficultés a laisser votre respiration se déposer à cet endroit, essayez l'exercice suivant :

 

- Après avoir lu ces lignes vous les mettrez en pratique

- Allongez-vous sur le dos, bien à plat et commencez à porter attention votre respiration.

- Posez les mains sur le ventre, expirez tout l'air que vous pouvez en soufflant aussi longtemps que possible pour vider les poumons. Au moment d'inspirer, cherchez à faire entrer l'air en repoussant vos mains avec votre ventre : cela vous oblige à le gonfler, et à ne remplir les poumons (du moins à avoir la sensation de gonflement de la cage thoracique) qu'une fois le ventre « rempli » d'air. Ensuite, vous recommencer à vider l'air en commençant par dégonfler la cage thoracique, puis le ventre en appuyant bien sur vos mains. À l'inspir suivant vous appliquerez la même technique, en cherchant à repousser le plus possible vos mains, toujours posées sur le ventre, avec l'air que vous laisser entrer. Puis gonflement du thorax, et ainsi de suite.

 

Si vraiment vous n?y arrivez toujours pas, demandez de l'aide ! Un partenaire à genoux à votre côté droit pourra poser la main droite sur votre ventre et l'autre sur votre sternum, à l'inspir il portera son poids sur sa main gauche, empêchant ainsi la cage thoracique de remonter en obligeant la cavité abdominale à se déployer puis il relâchera complètement sa pression. À l'expir, en portant son poids à gauche puis à droite, il vous obligera à vider d'abord les poumons puis le ventre, ensuite la pression maintenue sur le thorax vous amènera à reprendre votre respiration en commençant par gonfler le ventre. Normalement, après quelques mises en oeuvre de cette technique vous devriez avoir intégré le mécanisme suffisamment pour pouvoir le reproduire seul. Il n'y a pas de miracle, il n'y a que la pratique qui permet d'obtenir des résultats. La bonne volonté, ou la simple intention ne suffisent pas !

 

La respiration abdominale correspond à un état de détente naturelle

 

Pratiquez la respiration abdominale, entraînez-vous jusqu'à ce que vous y arriviez !

... Et si possible sans contrôle !

C'est une des clés de votre détente

 



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Marie-Odile BRUS - dans Sophro
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15 mars 2007 4 15 /03 /mars /2007 08:24

 

- la négativité des pensées, des émotions, des sentiments : quand cette négativité est profondément installée, notamment en raison de la chronicité du problème à traiter il est nécessaire de la corriger. Cela se fait extrêmement facilement en prenant le temps de faire la partie du protocole « correction de l’inversion psychologique », c’est-à-dire en massant doucement dans le sens des aiguilles d’une montre le « point sensible » tout en répétant trois fois de suite la phrase « même si j’ai (ce problème de négativité, le nommer), je m’aime et je m’accepte totalement comme je suis ».

Ceci va généralement suffire pour lever l’inversion psychologique. Si ce n’est pas le cas, il faudra vérifier les points suivants :

 

-- problème de déshydratation : une manière générale nous vivons dans une société où l’on prend facilement les boissons sucrées, ou du thé, du café... mais tout simplement pas assez d’eau ! Et cela quelle que soit la saison. Il se trouve que notre cerveau a besoin pour fonctionner non seulement de sucre mais aussi d’eau, de l’eau pure sans rien dedans. Dans la mesure de notre système énergétique a besoin d’eau pour transmettre les informations bioélectriques, il est facile de comprendre qu’une hydratation insuffisante peut provoquer elle seule de sérieuses perturbations dans la circulation nos énergies... Dont donc de ces informations. Le remède ici très simple : le patient est invité à boire tranquillement un verre d’eau. Il est incroyable de voir comment cela transforme parfois les résultats instantanément.

(à suivre)

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Marie-Odile BRUS - dans EFT
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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 08:21

J’attire l’attention des gens qui pratiquent déjà l’EFT, sur les remarques qui vont suivre (plusieurs articles : à suivre de près !). Je crois sincèrement qu’il est important de lire et de relire et de revenir dessus régulièrement. En effet, la rapidité et l’efficacité de cet outil peut faire oublier qu’il y a quand même des cas où « ça ne marche pas ». Nous allons donc passer en revue toutes les causes possibles d’inversion psychologiques (relire aussi « Notions de bases en EFT 2/3 sur le blog...).

 

Je ne dis pas que ce sont les seules raisons d’une toujours possible d’efficacité (je rappelle que l’EFT présente tout de même un taux de réussite d’environ 80 % tous cas confondus, ce qui est particulièrement élevé), et des réticences d’ordre psychologique, des freins particulièrement bien cachés par la psyché du patient mériteraient plusieurs articles.

 

La correction de l’inversion psychologique va permettre une réelle optimisation de l’EFT.

 

De prochains articles vont donc aborder :

 

1 - Les causes générales d’inversion psychologique 

 

2- Une cause spécifique d’IP 

 

A bientôt !

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Marie-Odile BRUS - dans EFT
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12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 08:28

 

(clic sur le livre pour Amazon !)


Dans son dernier livre, Miche Odoul[1] rappelle les deux modes possibles de vie que l’homme a pu choisir : nomadisme et sédentarisation. Il les prenait comme référence pour parler du bipolarisme qui existe dans l’être humain jusque dans sa biologie, avec le fonctionnement de son cerveau (côté droit/ côté gauche). Entre le nomade menant ses troupeaux librement suivant les besoins, les circonstances climatiques...etc, et le sédentaire attaché (donc « non libre ») à un territoire délimité, sécurisé par des frontières, le temps aura fini par donner raison au sédentaire. Le développement de la population rendra incompatibles ces deux styles de vie sur une large part du globe.  

En effet il n’est pas possible de faire cohabiter des gens qui ont un rapport de propriétaire à la terre, et ceux qui considèrent qu’elle appartient à tous : la conquête de l’Ouest l’a parfaitement illustré, hélas.

Notre monde est un monde sédentarisé, sécurisé. Au détriment d’une certaine liberté.

C’est aussi ce qui a permis le « développement », le « progrès », la « civilisation ».

Il ne s’agit donc pas de critiquer l’un ou l’autre système mais de prendre conscience que ces deux modes de vie continuent de chercher à cohabiter.... en nous ! Nous aimerions être "libre" mais nous ne pouvons renoncer à la sécurité (financière, affective,sociale...). Pour garder cette dernière nous sacrifions nos aspirations artistiques, perdons notre légèreté... Pour garder notre liberté nous devons sacrifiier un peu de cette sécurité et limiter nos "attachements" : c'est le risque de la solitude, de la pauvreté, de la précarité...etc.

Michel schématise cette double aspiration entre la sécurité et la liberté dans un croquis amusant où l’homme est un parachutiste qui cherche à se poser quelque part entre ces deux pôles !

 

Ce qui ferait notre « malheur » c’est le tiraillement entre liberté et sécurité  

Et au fil de notre vie, pour beaucoup d'entre nous, nous oscillons entre les deux :

 

- aspirations libertaires de l’adolescence à  l’entrée dans l’age adulte (pas besoin de se laisser polluer par les notions de sécurité "comme des vieux"... mais en oubliant que cette sécurité nous est -de fait- garantie par ces même vieux !)

- basculement du curseur  vers le sécuritaire à l’entrée dans le monde du travail et de la fondation d’une famille (besoin de vérifier que l'on a les moyens de construire un nid, puis obligation d'assurer la subsistance des  petits)

- souvent10-15 ans plus tard, questionnements existentiels et tentation de pousser le curseur vers la liberté dès que notre besoin de sécurité est plus ou moins garanti (maison payée, carrière avancée, retraite, enfants sortis du nid),ou que nous en découvrons la vanité de l’excès (deuil, maladie, chômage...), nous découvrons le prix parfois exorbitant payé pour cette "sécurité" qui ne nous comble  souvent pas, les rêves de liberté refont surface ...

 

Encore que nous ne sommes absolument pas égaux dans cette recherche : certains seront  obsédés par la sécurité tout au long de leur vie, d’autre par la liberté... mais seront-ils plus heureux pour autant ?

Non, pas si c’est la peur qui les guide.Non, pas si ils vivent ce choix comme une contrainte exclusive (l’un ou l’autre !).

Car la vie peut-être d’accepter le mouvement qui nous fait danser entre ces deux extrêmes. Pour cela il est nécessaire de se libérer de nos vieux schémas, vieux programmes toxiques, vieilles peurs ... et de réapprendre à faire confiance à la vie, et à toutes les dimensions de notre être !  Certains d'entre nous savent "danser" leur vie, d'autres l'apprennent petit à petit, tous nous avons le CHOIX : ne l'oublions pas !


Notre monde moderne parle de "nouveaux nomades" : plus de bureau personnalisé, plus d'emploi à vie, du travail aux quatre coins du monde... et si l'occasion nous était donnée de repenser notre vie en redonnant un peu plus de place à la précarité (qui libérée de la peur est une acceptation de la vie et de ses rythmes) et un peu moins aux "attachements" (en cessant de croire que tout et tous nous "appartiennent" par exemple). Et si nous en profitions pour laisser la peur de côté et accepter l'expèrience de l'incertitude, du mouvement constant, de la souplesse, de l'adaptation...

Cela passe par un mot : CONFIANCE !


****

Remarque :Michel Odoul dans ce dernier livre fait bien le point sur les origines de notre « malheur »... et  sur les possibilités/opportunités de nous guérir !


 



[1]«  Un corps pour me soigner, une âme pour me guèrir ». Albin Michel - 2006

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9 mars 2007 5 09 /03 /mars /2007 08:43

La simple observation, non pas de notre voisin mais de nous-mêmes, nous amène à remarquer que la respiration abdominale en état de veille n’est peut-être pas si automatique que cela. La faute à qui, à quoi ?

 

-         Aux mauvaises habitudes posturales (difficile respirer par le ventre si on se tient voûté ou avachi sur sa chaise) c’est la première constatation. Et ces habitudes sont prises de plus en plus tôt : les postures ne sont souvent plus corrigées à l’école et nos petits grandissent sans savoir se tenir correctement. Malheureusement cela nuit aussi à leur faculté d’apprentissage (le cerveau a besoin d’être bien irrigué et oxygéné pour être performant)...


-    A l’envahissement de notre corps par les émotions, le plus souvent négatives. Certaines personnes vivent enfermées dans leur colère. D’autres travaillent dans une atmosphère qui frôle la terreur avec une énorme pression de « tolérance zéro erreur ». D’autres encore sont perpétuellement polluées par la culpabilité («excusez-moi-de-vous-demander-pardon-d’exister »), souvent à peine consciente . Les exemples hélas ne manquent pas. L’excès de stimulations positives provoque, notez-le le même effet (voir chap IPMO /fonctionnement du cerveau reptilien). Une joie extrême peut provoquer crise cardiaque, gagner au loto peut également plonger dans un état durable de surexcitation

-    Trop souvent sous-estimé, l’épuisement (pas seulement psychique) entraîne un état de stress permanent dangereux : levers tôt, trajets longs, souvent debout en région Parisienne, couchers tard, repas pris devant la télé, manque d’exercice physique ou au contraire excès[1]. De mauvaises nuits en mauvaise digestion, l’épuisé devient la cible idéale des deux facteurs de dérèglements de la respiration : posture inadéquate et hyperréactivité émotionnelle.

 

La solution existe pourtant : elle est programmée en nous : la respiration volontaire. Comme son nom le souligne, elle fait appel à la volonté. Ce n’est plus la même partie du cerveau qui gère cette fonction, nous avons alors notre mot à dire. Et nous pouvons ainsi retrouver les trois niveaux de respiration comme trois choix à notre disposition. Nous pouvons mettre sur pause le pilote automatique et voler à notre convenance. Une émotion commence à déborder ? Je peux choisir de planer hors de la turbulence, en amenant consciemment ma respiration au niveau abdominal.

N’allez pas croire que l’on doive toujours éviter soigneusement la respiration claviculaire. Dans la pratique du Gestalt (technique de développement personnel qui travaille sur la mémoire des émotions), on va inciter le participant à respirer délibérément en claviculaire, pour justement faire remonter des émotions qui pourraient être refoulées dans l’inconscient et ainsi pouvoir l’en libérer. Comme quoi tout dans les capacités de notre organisme a son utilité !

En Sophrologie , la respiration reine est -comme en méditation- celle que l’on laisse s’installer au niveau abdominal. Le but recherché est la détente, autant mettre toutes les chances de notre côté et utiliser la respiration qui correspond à cet état de relâchement relatif de notre corps et de notre esprit. La perception au niveau thoracique se fera dans la prise de conscience du remplissage des poumons par l’air en fin de respiration par exemple. Ou dans la prise de conscience des poumons eux-mêmes auxquels on choisit d’apporter une détente profonde.

 

La respiration peut être automatique ou contrôlée

 

La respiration peut s’installer au niveau claviculaire, thoracique ou ventral

Au niveau claviculaire nous nourrissons nos débordements émotionnels,

 au niveau abdominal nous les calmons.

 

La respiration abdominale est la voie royale de la relaxation.

 



[1] En effet la pratique de sport « toniques » après une journée de travail peut donner l’impression de se vider des tensions accumulées. Hélas, c’est pour beaucoup une sollicitation supplémentaire des fonctions de l’organisme. Parallèlement à l’engouement pour les cours de gyms très toniques (avec parfois 40 personnes à la fois !) - et au succès relativement moindre des cours de relaxation (même dynamique), je remarque le nombre finalement assez important de blessures (entorses, déchirures musculaires, lumbagos et autres « froissements de nerfs »...)

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Marie-Odile BRUS - dans Sophro
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8 mars 2007 4 08 /03 /mars /2007 08:16

L’EFT est un outil simple et d’une grande douceur, cependant une parade qu’un certain nombre de manifestations physiques ou émotionnelles apparaît pendant une séance. Cela peut aller de la simple manifestation énergétique (sensation de chaleur par exemple) à quelques pleurs ou fou-rires ! Ou au contraire à une absence totale de ressenti.

 

Globalement il est possible de classer les réactions émotionnelles ou physiques en trois catégories :

 

-- l’amélioration des symptômes, par exemple en cas de douleurs, de tensions physiques, ou d’émotions débordantes

 

-- l’aggravation des symptômes : le ressenti émotionnel devient plus fort ou la gêne physique plus importante

 

-- la stagnation de l’état général de la personne

 

Dans le premier cas, on peut considérer que l’efficacité de l’outil a commencé à se mettre en œuvre, et l’on continuera le travail dans la direction prise.  A moins que l’amélioration  obtenue corresponde à la disparition pure et simple du symptôme !

 

Dans le cas d’une aggravation des symptômes, il n’y a absolument aucune raison de paniquer, bien au contraire ! C’est le signe certain que l’on a « mis dans le mille »au niveau de la problématique et qu’il est nécessaire d’aller explorer tous les aspects : le travail ne fait que commencer .

 

Enfin dans le cas d’une stagnation, il faut pas se décourager : soit la problématique était mal exprimée, ou mal définie et il est nécessaire de reprendre le protocole à son début. Il arrive en effet que certaines personnes présente d’emblée un problème à résoudre qui n’est pas du tout la raison réelle pour laquelle elles ont entrepris un travail sur elle-même ! Mes lecteurs thérapeutes ne s’étonneront pas de cette remarque, qui les fera certainement sourire en leur rappelant quelques souvenirs.


Par ailleurs : une stagnation, une absence totale de résultats avec l’EFT, peut résulter une inversion psychologique (IP) qui n’a pas été levée. Il peut y avoir plusieurs raisons à cela est très important de les connaître bonne pratique de l’EFT (voir article spécifique).

 

La mise en pratique de l’EFT peut provoquer trois types de réactions

 (Émotionnelles ou physiques) :

 

Amélioration : signale la pertinence du travail

 

Stagnation : signale la nécessité de préciser ou redéfinir la cible,

 Peut éventuellement signaler  l’IP (inversion psychologique)

 

Aggravation : signale la pertinence de la cible et la nécessiter d’approfondir le travail

                                            

Toutes ces manifestations sont normales et orientent le processus vers la résolution.

 

 

 

 

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Marie-Odile BRUS - dans EFT
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7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 08:12

En mode inconscient la respiration est automatique : nous n’avons pas besoin d’y penser, notre corps respire pour nous. Notre cerveau gère la fonction respiratoire sans nous demander notre avis, de même qu’il organise et optimise le fonctionnement de notre système digestif, ou circulatoire... Si nous ne faisons rien tout est automatique. Ainsi en cas d’émotion soudaine, la peur par exemple, la respiration est plus courte et plus rapide : l’apport en oxygène sera plus important notamment dans les zones ou la demande de l’organisme va être plus forte. Par   exemple dans les muscles des jambes pour fuir, des bras pour se défendre... La respiration se fera au niveau claviculaire pour permettre l’hyperventilation indispensable à cette oxygénation. Dans le même temps nous pouvons remarquer que ce niveau respiratoire nous maintient dans cette émotion : le signal d’alarme fonctionne tant que le danger n’est pas passé. C’est le principe du fameux stress dont tout le monde se plaint, mais qui est mal compris.

Le stress est un état d’alerte, une réponse de notre cerveau, et donc de notre corps à une situation exceptionnelle. C’est donc un phénomène absolument normal, qui démontre notre adaptabilité à un moment de crise. Ce qui n’est pas normal c’est l’état de stress permanent qui maintient notre organisme à un régime de pointe sans retour suffisant à un équilibre métabolique de croisière. C’est un peu comme si vous ne faisiez que monter une côte très raide avec votre voiture : le moteur, les garnitures, le système de refroidissement...etc, ne pourraient sans doute tenir 500kms ! En première, pied au plancher (car vous êtes pressé en plus !) pendant des heures : çà sentirait vite le chaud. C’est pourtant ce que bon nombre de personnes font subir à leur organisme.

 

Donc, à part dans les moments de sollicitations exceptionnelle, notre respiration n’a aucune raison de se trouver en zone claviculaire. Mais si nos émotions nous envahissent elle va monter "là-haut" ! Et ne redescendra qu’avec l’abaissement de la pression émotionnelle. En mode « normal moderne » la respiration s’installe souvent au niveau thoracique (tensions et stress légers, besoin inconscient de « faire le coq »,  ou mauvaise habitude respiratoire due généralement au stress accumulé). En mode « normal classique », la respiration s’installe confortablement au niveau abdominal : elle peut s’y développer  largement, les organes digestif en profitent généreusement, une oxygénation ample et régulière se fait : tout baigne ! Voyez les bébés et le dormeur standard, béats du contentement de leur repos mérité.

 

La suite un peu plus tard...

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Marie-Odile BRUS - dans Sophro
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6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 08:33

Les dernières décennies ont vu le développement des connaissances sur le fonctionnement de notre cerveau s'articuler autour du «tout neurone». On parle d’ailleurs de neurosciences, comme de neurobiologie.

Ces termes vont sans doute devenir insuffisants.

En effet depuis quelques temps les chercheurs se demandent si le reste de la masse du cerveau, la « glie », soit 80 % tout de même, n’a pas un rôle dans le fonctionnement global du système. Ils ont notamment isolé des « astrocytes », cellules qui, elles, représentent  50 % de la masse et étaient jusqu’alors réputées inutiles. Cependant des expèriences récentes donnent à penser que notre cerveau aurait à sa disposition deux réseaux : un « TGV » neuronal où l’information circule sous forme électrique, à très grande vitesse (1µm/s), et  un tortillard  où les informations sont échangées sur un plan chimique, plus lent (1 m/s, soit 100 000 fois moins). Les astrocytes assurent en quelque sorte l'intendance pour les neurones (apports en glucose, équilibres  chimiques) pour ce que l'on en sait  actuellement ...

Einstein, dont une lamelle de cerveau a été scanné, aurait ainsi eu des astrocytes en nombre largement supèrieur à la moyenne !

ASTROCYTES


Jusqu'à présent les outils n'existaient pas pour mesurer l'activité d'échanges sur le plan chimique. C'est maintenant chose possible

Une des expèriences menées – sur des rats- a étudié deux échantillons :

-   un premier dans un environnement quelconque : cage triste et grise, pas de sollicitations

-    un second dans une cage  plus fun, genre fête foraine, avec des jeux, des roues…etc

Les seconds montraient une activité au niveau des astrocytes que ne montraient pas les autres…

 

Par ailleurs on a remarqué que le meilleur moyen d’éviter une aggravation des maladies dégénératives (ex : Alzheimer…) était justement de procurer des sollicitations multiples au malade, tant sur le plan intellectuel que sur le plan kinesthésique. Une activité « de fond »  est peut-être indispensable à notre cerveau.

On remarque justemùent dans les cas d'Alzheimer, une inflammation au niveau des astrocytes... leur étude pourrait permettre de mieux comprendre ces maladies

Je me pose juste une question : est-ce que l’accroissement de sollicitations de type « stress », telles que nous les supportons dans la vie moderne –une « vie TGV »- ne demande pas justement à être équilibré par des activités « de fond » pour rester supportable ?

Les outils de développement personnel ont peut-être un impact à des niveaux de fonctionnement de notre cerveau qui eux aussi dépassent le « tout neurone ». Les thèories qui tentent d’expliquer le fonctionnement des outils de mouvements oculaires, ou de l’EFT, ou même de la Sophro ont fait jusqu’à aujourd’hui référence au fonctionnement du cerveau uniquement dans sa dimension « neurones ». Il reste  manifestement encore beaucoup à découvrir dans des directions différentes !

 

Je ne peux m’empêcher de rapprocher cette « découverte » de celle du nucléaire : enfant j’apprenais que la « plus petite partie » de matière, indivisible donc, était l’atome. Mais adulte je découvrais que l’on apprenait à l’école des vérités dépassées : depuis bien avant ma naissance on savait que l’atome pouvait être « brisé » et que cette fission produisait des particules encore plus petites… Combien de temps allons nous rester dans la dimension « neurones » avant d’évoluer dans  une dimension plus large ?

 

Nous sommes des nains face à la vie, à sa savante complexité et à ses possibilités !



Nous croyons savoir, et une fois une « découverte » faite, restons encore enfermé dans le « carré » de notre intellect, jusqu’à ce que l’imagination reprenne le pouvoir : une autre vision est possible.

Ou jusqu’à ce que la vie nous mette « par hasard » sur un chemin que nous avions préféré ignoré !

 

Des nains vous dis-je…. Qui se prennent pour des géants !

 Références :

- Cerveau : les astrocytes, éminences grises des neuronesMensuel de Science et ViePage : 66  N° 1045 Astrocytes, cellules cérébrales : transmission synaptiqueMensuel de Science et ViePage : 20  N° 1066 

- La tête au carré émission sur France Inter le 02 mars 2007, "chronique" :ici

- Le communiqué de presse du Dr Andréa Voltera : ici



 


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