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Maigrir avec L’EFT : Les réponses à vos remarques...

 

 

Pour répondre à quelques remarques reçues suite à la sèrie d’articles « Maigrir avec l’EFT », voici quels infos et « trucs » utiles.

 

Q : faut-il « croire » à l’EFT pour que çà marche ?

 

A priori non ! Car le traitement énergétique permet de travailler directement sur le problème (confirmé par le nombre de pots de pâte de cacao/noisettes qui non seulement laissent indifférents bcp d’entre vous... mais parfois les écoeurent rien qu’à le regarder !).

Cependant, pour accompagner cette libération émotionnelle vous pouvez utiliser des méthodes de relaxation (voir catégorie « sophro ») et accompagner la démarche en EFT d’un travail de reconstruction de l’image personnelle. Là encore un thérapeute pourra vous aider, mais voici un exemple d’exercices simples à faire :

a- pensez à vous, avec votre poids idéal, retrouvez toutes les sensations, les situations agréables...etc. Puis évoquez rapidement votre état actuel et remplacez toutes les perceptions négatives par celle de la situation précédente.

Répété quotidiennement cet exercice améliore la perception de soi

b- à chaque fois que vous avez une pensée négative envers vous-même, prenez un post-it et écrivez vite le contraire dessus. Affichez à un endroit où vous portez rapidement les yeux.

Ex :  « je me sens grosse et moche » deviendra « je me sens légère et belle »

Pas besoin d’y croire... çà viendra tout seul !

Couvrez les murs de post-it si il le faut !

 

Q : quand je me vois dans la glace, je cesse de croire que cela peut changer, que faire ?

 

Relire le paragraphe ci-dessus !

Et puis trouver vos propres stratégies de « remise en forme » psychique.

Une de mes patientes avait trouvé ce truc marrant : enfin confiante dans les effets du travai l entrepris... elle fit un photo montage d’elle quelques années auparavant dans son environnement d’aujourd’hui. Et elle marqua en gros, dessous, la date à laquelle elle comptait revenir à ce poids « idéal » (données tout à fait plausibles, je précise !). Affichée sur le frigidaire, elle lui souriait à chaque fois qu’elle ouvrait la porte, cela l’aida à dédramatiser son rapport à la nourriture, et à seprojeter dans l'image de cette belle femme qu'elle avait toujours été !

Place à la créativité.

 

Q : j’ai commencé à perdre, mais j’ai peur que les kilos reviennent. Peut-on tapoter pour cette peur là aussi ?

 

OUI ! Surtout tapotez sur tout ce qui « bouge » ! Souvenez-vous de Gary : TRY it on Everything !

“ Même si j’ai peur de regrossir...

« Même si j’ai cette certitude que mes kilos vont revenir...

« Même si je crois qu’il m’est impossible de ne pas reprendre ces kilos... »

OK ?

 

De plus essayez les exercices ci-dessus, et prenez un temps de relaxation pour ressentir chaque jour la joie d’obtenir un résultat : cela habituera votre cerveau à rester positif, et à regarder le verre plein !

 

Q : En tapotant j’ai retrouvé des sensations de légèreté très agréables... mais aussi celle de me sentir tellement lourde devant certaines personnes, depuis si longtemps. Cela me fait peur car des souvenirs pénibles sont remontés : que dois-je faire ?

 

1- tapoter pour « cette peur des souvenirs qui remontent... », « Cette peur de perdre le contrôle... », « Cette angoisse face à mon histoire...

2- Introduire la technique de choix (voir blog) :

« Même si je suis terrorisée à l’idée d’avoir à affronter mes souvenirs douloureux, je choisis de faire confiance à la vie et de rester sereine)

3- Si le malaise persiste, souvenez-vous que la peur peut-être bonne conseillère. La peur d’avoir peur, non !

Donc éventuellement demandez de l’aide à un professionnel. Et si vous sentez que vous n’êtes pas encore prêt... donnez vous du temps et tapotez « même si je ne suis pas prêt à avancer pour résoudre vraiment ma problématique, je choisis de me faire confiance pour avancer au meilleur moment, sur tous les plans, pour moi » ou « même si j’ai peur de travailler sur moi, j’accepte le rythme qui me convient »

 

... par exemple !

 

Je ne saurais me prévaloir d’une grosse expérience sur ce sujet, cependant je voudrais partager ici une expérience singulière. Nous avons vu que dans le cas de stress post-traumatique peut avoir une manifestation des tensions à travers des rêves désagréables.


Il peut arriver de même un moment particulier d’une thérapie qu’un cauchemar reste fixé dans la mémoire du patient de manière obsédante. Tel un message qui voudrait à tout prix se faire comprendre, mais qui échoue, ce rêve va en envahissant le sens de conscience de la personne la perturber davantage. Cela peut être néanmoins l’occasion d’un travail tout à fait intéressant avec l’outil IPMO.

En effet, les traces laissées par ce cauchemar sont autant d’expressions émotionnelles sur lesquelles nous allons pouvoir travailler : images, sensations, émotions, pensées... Etc. seront utilisés comme cible au même titre que celles qui sont provoquées par le souvenir d’un traumatisme. Pour faire court je dirais que nous allons considérer l’émergence de ce mauvais rêve comme traumatisme per se.

Je pense particulièrement un cas de «jumeau fantôme», c’est-à-dire  d’empreinte prénatale laissé par la disparition d’un embryon jumeau pendant la gestation. Il arrive en effet plus souvent qu’on ne saurait l’imaginer, que pendant une grossesse un second embryon commence à se développer puis « disparaisse ». La mémoire de ce jumeau mort (évacué naturellement par le corps ou dont les cellules peuvent être récupérées par l’embryon survivant : ceci explique tétons surnuméraires ou autres dents/poils parfois retrouvés sur/dans le jumeau vivant) peut alors laisser une trace dans la mémoire émotionnelle de l’autre. Et cette mémoire peut être extrêmement dure à porter, phagocytant littéralement la vie du survivant qui peut peiner à s’autoriser à vivre. Le dévoilement de cette mémoire peut se faire de différentes manières : mémoire parfaitement intégré dans la famille, découverte tardive par les « aveux » de la mère... Mais parfois la mère elle-même n’en sait rien : un malaise existentiel amènera à un travail psychothérapeutique ou psychanalytique qui permettra le « désenfouissement » de la mémoire, notamment à travers les rêves ou de décodage de certains comportements (acheter tout en double, parler mentalement à un autre, laisse toujours une place en plus dans son lit...etc). Les rêves dans ce cas peuvent amener effectivement la mise en lumière l’existence d’un « jumeau fantôme », avec un parfois la possibilité de vérifier cette « information » par recoupement avec ce qui est connu de l’histoire de la grossesse : saignements dans les premiers mois, intervention chirurgicale, dépression soudaine et incompréhensible de la mère, cauchemars à un moment précis de la gestation, peur panique de voir le bébé naître avec un handicap...

Mais les rêves peuvent également ramener toute une somme d’informations que le cerveau peine à élaborer et qui se traduisent par un malaise parfois violent qui dure après la manifestation de ce rêve. Chaque élément peut alors être repris avec l’IPMO qui va permettre petit à petit, image après image, émotion après émotion (et elles se précisent alors au cours de la séance), sensation après sensation, de retrouver le fil de cette histoire qui cherche à se libérer. Dans le cas auquel que je pense une mise à jour des émotions négatives telles culpabilité, colère, peur... suivi de leur traitement immédiat par IPMO, a permis non seulement la prise de conscience accrue du phénomène de ce que j’appellerai « hantise gémellaire », mais aussi une mise à distance de l’histoire, une véritable libération facilitant la guérison de la psyché.

 

On peut donc utiliser IPMO pour interpréter les rêves, à la condition bien sûr d’être particulièrement vigilant sur les points suivants : manifestations émotionnelles, sensations, production imagée du rêve en regard de l’histoire du patient. Finalement le B-A BA du thérapeute ! Il est intéressant de noter d’ailleurs que ce n’est pas le thérapeute qui interprète quoi que ce soit, mais bien plutôt le patient qui va reconstituer sa propre histoire à la lumière du rêve et de l’élaboration des mémoires errantes qui sont liées, grâce à l’IPMO.

 

Je le répète, mon expérience est limitée dans ce domaine. Je n’ai pas cherché à travailler spécifiquement dans cette direction. Comme je disais récemment à un médecin qui demandait quelle était ma spécialité, les cas je préférais : je prends ce qui vient !... comme dans la vie d’ailleurs. Je fais confiance à ma vie, pour m’amener les cas qui me permettent de me rendre utile, avec lesquels je peux approfondir ma connaissance de l’être humain et perfectionner ma pratique. Et si j’ai des affinités avec certains champs d’application, ce n’est pas forcément là que j’ai obtenu le plus de résultats ou le plus appris.

 2- Quand les autres outils n’ont pas donné de résultats satisfaisants...

 

Un certain nombre de personnes ont du mal à entrer dans le processus de la sophrologie « pure et dure » notamment par la difficulté qu’elle rencontre à s’astreindre à une pratique régulière. Il ne suffit pas que le thérapeute répète encore et encore la nécessité de cette pratique personnelle pour que le patient obtempère ! Il est à noter d’ailleurs qu’une telle difficulté à inscrire la mise en œuvre des exercices souligne souvent des réticences internes pour le traitement fait également l’objet de la thérapie. Il est important de ne pas juger la pratique du patient, qui finalement ne fait que ce qu’il peut, quand il peut, si il le peut...

Cependant de son côté le patient n’hésitera pas à se plaindre de l’insuffisance des résultats, une impression de tourner en rond, voire d’une augmentation de sa détresse. Et nous arrivons ici sur le difficile terrain de la patience. Toute démarche thérapeutique se fait un rythme qui lui est propre, et tout un chacun ne peut pas forcément l’admettre aisément. On notera même que la personne qui commence seulement à s’occuper elle-même, poussée par un excès de souffrance, ou parfois même le regard d’autrui, faudra souvent avoir résolu le problème avant même d’avoir puis en comprendre l’essence !

Il est alors important pour le thérapeute d’arriver à faire passer le message suivant : le désir puissant et impérieux d’obtenir des résultats, même nourri de la meilleure des volontés, ne saurait suffire à réduire le « temps nécessaire »à l’œuvre thérapeutique.

La capacité intérieure du patient a progressé sur son chemin intérieur va directement influer sur ce « temps nécessaire ». Laissez-moi vous donner un exemple :

Si vous prenez par exemple une demande concernant des difficultés d’endormissement ou de qualité du sommeil, il est assez aisé de mettre en œuvre les bases de la sophrologie avec rapidement un protocole de protection du sommeil. En quelques séances résultats peuvent être excellents. Mais il peut y avoir plusieurs raisons à cela. Soit le patient avait un simple problème de dérèglements de son rythme de sommeil, une perte de confiance temporaire en sa capacité à bien dormir ou encore à petit problème de ressassement que les premières séances de base ont été à régler : la remise en ordre du sommeil est alors très facile. Soit le patient a le sommeil perturbé pour des raisons plus profondes, liées au travail silencieux de son inconscient, à une histoire difficile mais refoulée et le trouble du sommeil va manifester ses difficultés à avancer dans sa vie avec ce fardeau : en quelques séances pour obtenir un résultat aussi performant que dans le cas précédent. Quelle sera la différence ? Dans le premier cas le problème réglé, la personne retrouve son chemin de vie tranquille. Dans le deuxième cas, la personne souhaite régler un problème particulier (perturbation du sommeil) mais ne veut surtout pas toucher au reste de son histoire. C’est son droit le plus strict, c’est aussi je crois devoir du thérapeute -si il pressent ce schéma- de souligner aussi délicatement que possible que les racines de la perturbation devront à l’occasion être traitées pour valider durablement le résultat des séances. Il en est tout simplement que des patient ne puissent même pas entendre ce discours... il est préférable alors de respecter ses réticences dont ils n’ont pas conscience, mais ne pas s’étonner de les voir revenir plus tard avec d’autres symptômes.

 

Nous touchons là la délicatesse du travail des thérapeutes, et je citerai ces lignes d’Yvan Amar :

 

« Si quelqu’un me guérit et me retire mon mal, j’entends aussi qu’il me hisse au niveau de conscience que j’aurais atteint si j’avais moi-même résolu ce que ce mal devait m’apprendre. Sinon, s’il me laisse dans le même état de conscience après m’avoir retiré mon mal, il me vole l’outil de croissance que peut être cette maladie... »

 

Ces mots reflètent très exactement ce que j’attends personnellement d’un thérapeute... et ce que je me sens responsable d’offrir à mes patients. C’est évidemment un point de vue holistique !

 

Aussi quand le travail piétine et qu’il s’agit autant de répondre à la demande d’aide du patient que de respecter son désir de croissance, même inconscient, IPMO s’avère très utile.


Comme toutes les techniques mouvements oculaires IPMO est particulièrement indiqué dans les cas de stress post-traumatique, les débordements émotionnels intenses et toutes les difficultés à gérer les émotions au quotidien. Au fil des prochain posts nous allons approcher diverses applications possibles

 

1- Quand les émotions débordent  ou que les mots se font rares...

 

Que ce soit pour libérer le patient de souvenirs douloureux, ou de manifestations physiques et émotionnelles perturbantes derrière lesquels vont se profiler justement les souvenirs enfouis, IPMO est applicable.

Un des avantages l’outil reste de ne pas avoir à décrire une histoire avec des détails parfois insupportables, mais tout simplement d’en évoquer quelques moments clefs s’en nourrirent l’épanchement émotionnel. Certains patients seront sensibles au fait de ne pas avoir à « déballer» leur histoire.

Quand un patient arrive au cabinet, s’assoit, et sans pouvoir contrôler quoique ce soit, se met à pleurer ou à trembler ou à s’agiter sans pouvoir proférer mot... quelques mouvements oculaires sont parfois bien utiles pour démarrer la séance.il peut s’agir tout simplement, d’une voix rassurante, d’expliquer que ces manifestations envahissantes peuvent être calmées assez simplement (présenter rapidement IPMO si la personne ne connaît pas) puis assez rapidement de fixer l’attention de la personne par le regard sur le vous tester le pays but de baguette à boule.

Quand le patient n'arrive plus à exprimet quoique ce soit, les MO liés  au ressenti de cette incapacité à dire peuvent permettre de dépasser le blocage.

A suivre :

- quand les autres outils n'ont pas donné de résultats satisfaisant

- MO et interprétation des rêves



 


IMO : Intégration par les Mouvements Oculaires


Je signale à votre attention le livre de la canadienne Danie Beaulieu « L’intégration par les Mouvements Oculaires »[1]. Je n’ai eu connaissance de son existence seulement il y a quelques mois. Je complète donc ici mes informations car le livre est très bien fait (s’adressant à un public assez averti cependant). L’outil qu’elle y présente (créé par Connirae et Steve Andréas en 1989) se nomme IMO. La similitude avec l’IPMO tient  forcément à l’utilisation de mouvements oculaires... et à la notion centrale d’intégration (je reviendrais sur cette notion plus loin).  L’IMO est un outil complexe au service de la psychothérapie, principalement pour le traitement des manifestations de stress post traumatiques. Ni l’une ni l’autre n’avions connaissance de l’autre.

 

(clic sur le livre)

Après avoir lu le livre de Mme Beaulieu, je ferais ces quelques remarques :

- elle ne craint pas de détailler l’utilisation de la technique (c’est ce livre que j’aurais aimé lire quand j’ai mis au point mon propre outil), pour cela je l’a remercie !

- contrairement à l’EMDR ou à l’IPMO, l’IMO représente un mode thérapeutique à part entière

- les mouvements oculaires utilisés ont un niveau de complexité supérieur à l’IPMO (et probablement à l’EMDR, pour ce que je peux en savoir)

- l’outil est au service de cas lourds relevant du domaine de la médecine et même de la psychiatrie (Danie Beaulieu est médecin psychothérapeute) et a fait l’objet d’une recherche et d’un enrichissement important (notamment techniques connexes d’accompagnement de la thérapie)

Ce n’est pas le cas de l’IPMO  qui reste un  outil assez simplifié de développement personnel. A mon cabinet les rares patients qui ont des problèmes psychiatriques viennent en complément du suivi médical, leur psychiatre pouvant même leur avoir conseillé de rechercher des techniques de gestion émotionnelle... Ce n’est pas leur pathologie qui est prise en charge mais la gestion de leurs émotions.



[1] Le Souffle d’Or -2005

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