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 2- Quand les autres outils n’ont pas donné de résultats satisfaisants...

 

Un certain nombre de personnes ont du mal à entrer dans le processus de la sophrologie « pure et dure » notamment par la difficulté qu’elle rencontre à s’astreindre à une pratique régulière. Il ne suffit pas que le thérapeute répète encore et encore la nécessité de cette pratique personnelle pour que le patient obtempère ! Il est à noter d’ailleurs qu’une telle difficulté à inscrire la mise en œuvre des exercices souligne souvent des réticences internes pour le traitement fait également l’objet de la thérapie. Il est important de ne pas juger la pratique du patient, qui finalement ne fait que ce qu’il peut, quand il peut, si il le peut...

Cependant de son côté le patient n’hésitera pas à se plaindre de l’insuffisance des résultats, une impression de tourner en rond, voire d’une augmentation de sa détresse. Et nous arrivons ici sur le difficile terrain de la patience. Toute démarche thérapeutique se fait un rythme qui lui est propre, et tout un chacun ne peut pas forcément l’admettre aisément. On notera même que la personne qui commence seulement à s’occuper elle-même, poussée par un excès de souffrance, ou parfois même le regard d’autrui, faudra souvent avoir résolu le problème avant même d’avoir puis en comprendre l’essence !

Il est alors important pour le thérapeute d’arriver à faire passer le message suivant : le désir puissant et impérieux d’obtenir des résultats, même nourri de la meilleure des volontés, ne saurait suffire à réduire le « temps nécessaire »à l’œuvre thérapeutique.

La capacité intérieure du patient a progressé sur son chemin intérieur va directement influer sur ce « temps nécessaire ». Laissez-moi vous donner un exemple :

Si vous prenez par exemple une demande concernant des difficultés d’endormissement ou de qualité du sommeil, il est assez aisé de mettre en œuvre les bases de la sophrologie avec rapidement un protocole de protection du sommeil. En quelques séances résultats peuvent être excellents. Mais il peut y avoir plusieurs raisons à cela. Soit le patient avait un simple problème de dérèglements de son rythme de sommeil, une perte de confiance temporaire en sa capacité à bien dormir ou encore à petit problème de ressassement que les premières séances de base ont été à régler : la remise en ordre du sommeil est alors très facile. Soit le patient a le sommeil perturbé pour des raisons plus profondes, liées au travail silencieux de son inconscient, à une histoire difficile mais refoulée et le trouble du sommeil va manifester ses difficultés à avancer dans sa vie avec ce fardeau : en quelques séances pour obtenir un résultat aussi performant que dans le cas précédent. Quelle sera la différence ? Dans le premier cas le problème réglé, la personne retrouve son chemin de vie tranquille. Dans le deuxième cas, la personne souhaite régler un problème particulier (perturbation du sommeil) mais ne veut surtout pas toucher au reste de son histoire. C’est son droit le plus strict, c’est aussi je crois devoir du thérapeute -si il pressent ce schéma- de souligner aussi délicatement que possible que les racines de la perturbation devront à l’occasion être traitées pour valider durablement le résultat des séances. Il en est tout simplement que des patient ne puissent même pas entendre ce discours... il est préférable alors de respecter ses réticences dont ils n’ont pas conscience, mais ne pas s’étonner de les voir revenir plus tard avec d’autres symptômes.

 

Nous touchons là la délicatesse du travail des thérapeutes, et je citerai ces lignes d’Yvan Amar :

 

« Si quelqu’un me guérit et me retire mon mal, j’entends aussi qu’il me hisse au niveau de conscience que j’aurais atteint si j’avais moi-même résolu ce que ce mal devait m’apprendre. Sinon, s’il me laisse dans le même état de conscience après m’avoir retiré mon mal, il me vole l’outil de croissance que peut être cette maladie... »

 

Ces mots reflètent très exactement ce que j’attends personnellement d’un thérapeute... et ce que je me sens responsable d’offrir à mes patients. C’est évidemment un point de vue holistique !

 

Aussi quand le travail piétine et qu’il s’agit autant de répondre à la demande d’aide du patient que de respecter son désir de croissance, même inconscient, IPMO s’avère très utile.

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