Il arrive que des patients se trouvent confrontésà une proche intervention chirurgicale. Ou même que certaines personnes ne viennent au cabinet que pour cela.
Il est vrai que la sophro a fait ses preuves en la matière, puisqu’on lui reconnaît la capacité à faire diminuer les doses d’anesthésiques... Mais la préparation sophro demande du temps devant soi.
Lorsqu’on n’a pas le temps d’anticiper, qu’il ne reste que quelques jours (j’ai parfois eu à traiter des gens qui se faisaient opérer dans les 48 heures !), l’EFT s’avère une fois de plus un outil royal.
Que veut dire « se préparer à une opération » ?
Dans la majeure partie des cas, il va s’agir de se prépare à l’anesthésie.
C’est donc ce point que je présent aujourd’hui.
Je dis souvent aux patients qui ont des problèmes de sommeil : « dormir c’est mourir un peu », eh, bien c’est le même enjeu avec l’anesthésie.
Que peut-on en dire ?
1- on va être endormi... enfin normalement !
2- on sait que certains (rares il est vrai) ne se réveillent pas
3- il y a des risques d’allergies aux produits
L’émotion majeure à traiter est la PEUR. L’EFT va donc permettre de travailler sur différents niveaux de peur liés aux trois points cités :
1- peur de ne pas être suffisamment endormi, peur de tout entendre, peur de voir ce qui se passe, peur de sentir la douleur, peur de se réveiller au milieu de l’opération...
2- peur de ne pas se réveiller, peur de mourir, peur de rester dans le coma...
3- peur d’une réaction allergique, peur de gonfler (« d’éclater pendant l’opération » ai-je entendu une fois), peur de rester paralysé ou handicapé...etc
mais il existe un autre niveau d’émotion qui peut empêcher de ramener la peur à zéro (ce qui est très facile à obtenir normalement).
Ce sont toutes les émotions liées à des expériences passées :
- proches morts pendant une opération
- proches morts pendant leur sommeil
- proche dans le coma
...mais aussi liées aux personnes qui nous survivraient.
J’ai ainsi en mémoire deux cas :
- une personne qui avaient peur de mourir pendant l’anesthésie.... car elle laisserait alors ses enfants sans mère, et pensait que son compagnon n’arriverait pas à gérer (tap-tap pour çà aussi !)
- une autre qui avait la même peur... mais pour une raison différente : sa fille avait le même age qu’elle quand elle avait subi un abus sexuel... et elle était terrorisée à l’idée de ne pas être là pour la protéger du même risque éventuel (nous avons en fait travaillé sur ce traumatisme qui était jusqu’alors resté enfoui !)
Dans ces cas-là, on travaille sur les racines de la peur plutôt que sur la peur elle-même.
Parfois se préparer à une anesthésie avec l’EFT permet de ramener à la surface et de traiter une problématique qui... est à l’origine de ce qui nécessite une opération. On se dit alors qu’avec un peu plus de temps c’est le billard qu’on pourrait éviter, peut-être. Mais surtout on donne à l’opération dans son ensemble les meilleures chances de réussite, car les obstacles émotionnels sont levés !
Donc si vous craignez l’anesthésie dites-vous deux choses :
1- l’EFT gère cela aisément
2- votre crainte vous permettra peut-être de mieux vous connaître et de vous libérer de vieilles scories.
BON TAPPING !

