En mode inconscient la respiration est automatique : nous n’avons pas besoin d’y penser, notre corps respire pour nous. Notre cerveau gère la fonction respiratoire sans nous demander notre avis, de même qu’il organise et optimise le fonctionnement de notre système digestif, ou circulatoire... Si nous ne faisons rien tout est automatique. Ainsi en cas d’émotion soudaine, la peur par exemple, la respiration est plus courte et plus rapide : l’apport en oxygène sera plus important notamment dans les zones ou la demande de l’organisme va être plus forte. Par exemple dans les muscles des jambes pour fuir, des bras pour se défendre... La respiration se fera au niveau claviculaire pour permettre l’hyperventilation indispensable à cette oxygénation. Dans le même temps nous pouvons remarquer que ce niveau respiratoire nous maintient dans cette émotion : le signal d’alarme fonctionne tant que le danger n’est pas passé. C’est le principe du fameux stress dont tout le monde se plaint, mais qui est mal compris.
Le stress est un état d’alerte, une réponse de notre cerveau, et donc de notre corps à une situation exceptionnelle. C’est donc un phénomène absolument normal, qui démontre notre adaptabilité à un moment de crise. Ce qui n’est pas normal c’est l’état de stress permanent qui maintient notre organisme à un régime de pointe sans retour suffisant à un équilibre métabolique de croisière. C’est un peu comme si vous ne faisiez que monter une côte très raide avec votre voiture : le moteur, les garnitures, le système de refroidissement...etc, ne pourraient sans doute tenir 500kms ! En première, pied au plancher (car vous êtes pressé en plus !) pendant des heures : çà sentirait vite le chaud. C’est pourtant ce que bon nombre de personnes font subir à leur organisme.
Donc, à part dans les moments de sollicitations exceptionnelle, notre respiration n’a aucune raison de se trouver en zone claviculaire. Mais si nos émotions nous envahissent elle va monter "là-haut" ! Et ne redescendra qu’avec l’abaissement de la pression émotionnelle. En mode « normal moderne » la respiration s’installe souvent au niveau thoracique (tensions et stress légers, besoin inconscient de « faire le coq », ou mauvaise habitude respiratoire due généralement au stress accumulé). En mode « normal classique », la respiration s’installe confortablement au niveau abdominal : elle peut s’y développer largement, les organes digestif en profitent généreusement, une oxygénation ample et régulière se fait : tout baigne ! Voyez les bébés et le dormeur standard, béats du contentement de leur repos mérité.
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