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La persistance d'un problème de poids a toujours ses raisons. Une forme d'attachement inconscient existe qu'il va falloir libérer. Les émotions toxiques générées par le problème lui même, ainsi que les side-bénéfits (voir Cause spécifique d’inversion psychologique : SIDE BENEFITS 2/2)). Il peut s'agir également de l'histoire du problème que nous aborderons la semaine prochaine.


Ci dessous, vous trouverez des exemples de traitement  EFT, ils sont là pour vous inspirer mais ne sont pas applicables à tous et à toutes ! Laissez vous toucher par certaines formulations, trouvez celles qui vous sont propres, connectez-vous avec votre ressenti pour ce travail de précision. La précision est, je le rappelle, gage d'éfficacité...

Les titres de paragraphes peuvent servir de "mot rappel".

Bon Courage !


 SOUFFRANCE

 

« Même si je souffre de ce problème de poids...

 

« Même si je suis triste de ne pas trouver de solution à ce problème...

 

« Même si je ne pense pas mériter de maigrir...

 

« Même si je souffre physiquement à cause de mon poids...

 

« Même si je souffre de ne pas pouvoir (nommer)

 

« Même si je souffre d’être seule à cause de ce problème de poids...

 

« Même si j’ai souffert et souffre encore quand (untel) me fait une remarque sur mon poids

 

« Même si  j’ai/je souffre (telle pathologie) à cause de tous ces kilos...

 

« Même si je souffre de pas avoir assez de volonté...

 

COLERE - RESSENTIMENT

 

« Même si je suis en colère contre moi-même de peser tant de kilos...

 

« Même si j’en veux à l’humanité entière de ne pas être plus mince....

 

« Même si je suis en colère de ne « rien pouvoir me mettre »...

 

« Même si j’en veux aux autres de ne pas avoir de problème de poids....

 

« Même si çà me rend furieuse de voir les autres femmes être si mince sans effort...

 

DESESPOIR

 

« Même si je suis désespérée d’avoir ce problème... »

 

« Même si mon problème de poids cache un autre problème dont je n’ai pas conscience....

 

« Même si je suis sure que rien ne marchera jamais... 

 

« Même si je suis certaine que tout cela ne sert à rien...

 

« Même si je n’arrive pas à croire que je puisse me libérer de ce problème de poids...

 

SIDE BENEFITS

 

« Même si mon problème de poids est une excuse pour ne pas (faire, dire, vivre...)

 

« Même si il existe des raisons cachées, bonnes ou mauvaises pour ne pas perdre de poids...

 

« Même si je ne m’autorise pas à être aussi belle et mince que je le souhaite...

 

« Même si mon poids m’évite l’intimité qui me fait peur...

 

PEURS

 

« Même si j’ai peur de maigrir...

 

« Même si j’ai peur de ne pas maigrir...

 

« Même si j’ai peur de regrossir dès que j’ai atteint mon poids idéal...

 

« Même si je me dégoûte quand je suis grosse...

 

HONTE

 

« Même si j’ai honte de moi quand je suis grosse...

 

« Même si j’ai honte de me regarder dans la glace...

 

« Même si je suis la honte de (mes parents, mon mari, mes enfants, mes amis...)

 

« Même si j’ai honte de mon corps...

 

« Même si j’ai honte d’être différente...

 

« Même si j’ai honte de ne pas avoir plus de volonté...

 

« Même si j’ai honte de ne pas en faire plus pour maigrir....

 

« Même si j’ai l’impression d’être un monstre...


La semaine prochaine, nous irons encore un peu plus loin. pensez à remarquer (dans le sens d'intégrer dans votre conscience) les progrès déjà en cours. Et si cela ne va pas assez vite pour vous : tapotez également pour cela.

 





Le blog sera mis en vacances du 14 au 22 juillet environ...

 

Pendant mon absence prenez le temps d’aller farfouiller dans les archives, de laisser vos commentaires ou de m’envoyer des mails (réponse après le 20/07).

Les demandes d’inscriptions de la Boite à papotte seront traitées après le 22 juillet, merci de m’en excuser.

A mon retour :

- la suite de la prise en charge des problèmes de poids, c’est promis

- des exercices de sophro...

 

En attendant, pratiquez, encore et encore !

 

A bientôt !

 

Je ne saurais me prévaloir d’une grosse expérience sur ce sujet, cependant je voudrais partager ici une expérience singulière. Nous avons vu que dans le cas de stress post-traumatique peut avoir une manifestation des tensions à travers des rêves désagréables.


Il peut arriver de même un moment particulier d’une thérapie qu’un cauchemar reste fixé dans la mémoire du patient de manière obsédante. Tel un message qui voudrait à tout prix se faire comprendre, mais qui échoue, ce rêve va en envahissant le sens de conscience de la personne la perturber davantage. Cela peut être néanmoins l’occasion d’un travail tout à fait intéressant avec l’outil IPMO.

En effet, les traces laissées par ce cauchemar sont autant d’expressions émotionnelles sur lesquelles nous allons pouvoir travailler : images, sensations, émotions, pensées... Etc. seront utilisés comme cible au même titre que celles qui sont provoquées par le souvenir d’un traumatisme. Pour faire court je dirais que nous allons considérer l’émergence de ce mauvais rêve comme traumatisme per se.

Je pense particulièrement un cas de «jumeau fantôme», c’est-à-dire  d’empreinte prénatale laissé par la disparition d’un embryon jumeau pendant la gestation. Il arrive en effet plus souvent qu’on ne saurait l’imaginer, que pendant une grossesse un second embryon commence à se développer puis « disparaisse ». La mémoire de ce jumeau mort (évacué naturellement par le corps ou dont les cellules peuvent être récupérées par l’embryon survivant : ceci explique tétons surnuméraires ou autres dents/poils parfois retrouvés sur/dans le jumeau vivant) peut alors laisser une trace dans la mémoire émotionnelle de l’autre. Et cette mémoire peut être extrêmement dure à porter, phagocytant littéralement la vie du survivant qui peut peiner à s’autoriser à vivre. Le dévoilement de cette mémoire peut se faire de différentes manières : mémoire parfaitement intégré dans la famille, découverte tardive par les « aveux » de la mère... Mais parfois la mère elle-même n’en sait rien : un malaise existentiel amènera à un travail psychothérapeutique ou psychanalytique qui permettra le « désenfouissement » de la mémoire, notamment à travers les rêves ou de décodage de certains comportements (acheter tout en double, parler mentalement à un autre, laisse toujours une place en plus dans son lit...etc). Les rêves dans ce cas peuvent amener effectivement la mise en lumière l’existence d’un « jumeau fantôme », avec un parfois la possibilité de vérifier cette « information » par recoupement avec ce qui est connu de l’histoire de la grossesse : saignements dans les premiers mois, intervention chirurgicale, dépression soudaine et incompréhensible de la mère, cauchemars à un moment précis de la gestation, peur panique de voir le bébé naître avec un handicap...

Mais les rêves peuvent également ramener toute une somme d’informations que le cerveau peine à élaborer et qui se traduisent par un malaise parfois violent qui dure après la manifestation de ce rêve. Chaque élément peut alors être repris avec l’IPMO qui va permettre petit à petit, image après image, émotion après émotion (et elles se précisent alors au cours de la séance), sensation après sensation, de retrouver le fil de cette histoire qui cherche à se libérer. Dans le cas auquel que je pense une mise à jour des émotions négatives telles culpabilité, colère, peur... suivi de leur traitement immédiat par IPMO, a permis non seulement la prise de conscience accrue du phénomène de ce que j’appellerai « hantise gémellaire », mais aussi une mise à distance de l’histoire, une véritable libération facilitant la guérison de la psyché.

 

On peut donc utiliser IPMO pour interpréter les rêves, à la condition bien sûr d’être particulièrement vigilant sur les points suivants : manifestations émotionnelles, sensations, production imagée du rêve en regard de l’histoire du patient. Finalement le B-A BA du thérapeute ! Il est intéressant de noter d’ailleurs que ce n’est pas le thérapeute qui interprète quoi que ce soit, mais bien plutôt le patient qui va reconstituer sa propre histoire à la lumière du rêve et de l’élaboration des mémoires errantes qui sont liées, grâce à l’IPMO.

 

Je le répète, mon expérience est limitée dans ce domaine. Je n’ai pas cherché à travailler spécifiquement dans cette direction. Comme je disais récemment à un médecin qui demandait quelle était ma spécialité, les cas je préférais : je prends ce qui vient !... comme dans la vie d’ailleurs. Je fais confiance à ma vie, pour m’amener les cas qui me permettent de me rendre utile, avec lesquels je peux approfondir ma connaissance de l’être humain et perfectionner ma pratique. Et si j’ai des affinités avec certains champs d’application, ce n’est pas forcément là que j’ai obtenu le plus de résultats ou le plus appris.

Précision, emphase persévérence, vous vous souvenez de cette règle primordiale dans l'utilistion de l'EFT.  Nous avons commencé à aborder des points très spécifiques de la prise en charge d'un problème de poids (resister à la tentation, faire évoluer le comportement alimentaire).  Aujourd'hui nous allons nous attacher à travailler directement sur le "problème en tant que tel" : kilos "en trop", se trouver "gros/grosse", impression que rien ne marchera... etc. Juste quelques phrases pour vous guider, ensuite, utilisez vos propres formulations. Bon courage !

 

« Même si j’ai ce problème de poids...

 

« Même si j’ai X kilos en trop...

 

« Même si j’ai encore ce problème...

 

« Même si j’ai l’impression qu’aucun régime ne marche ni ne marchera

 

« Même si j’ai l’impression de m’affamer sans aucun résultat...

 

«« Même si j’ai toujours eu ce problème de poids...

 

« Même si je sais (ou j’ai cette croyance) que je ne réussirais jamais à atteindre mon poids idéal...

 

« Même si je me sens grosse...

 

« Même si quelque part je m’en fiche d’être grosse...

 

« Même si je suis convaincue que je ne perdrais jamais ces kilos en trop...

 

« Même si inconsciemment je me sens bien avec ces kilos en trop....

 

« Même si je préfèrerais oublier ce problème de poids...


Merci de vos témoignages (en "commentaires" ou par mail) !

Une autre suggestion : retournez voir la technique "Et si...." de Carol LOOK" dans un post précédent (EFT)... et adaptez le protocole au problème de poids...

 

 2- Quand les autres outils n’ont pas donné de résultats satisfaisants...

 

Un certain nombre de personnes ont du mal à entrer dans le processus de la sophrologie « pure et dure » notamment par la difficulté qu’elle rencontre à s’astreindre à une pratique régulière. Il ne suffit pas que le thérapeute répète encore et encore la nécessité de cette pratique personnelle pour que le patient obtempère ! Il est à noter d’ailleurs qu’une telle difficulté à inscrire la mise en œuvre des exercices souligne souvent des réticences internes pour le traitement fait également l’objet de la thérapie. Il est important de ne pas juger la pratique du patient, qui finalement ne fait que ce qu’il peut, quand il peut, si il le peut...

Cependant de son côté le patient n’hésitera pas à se plaindre de l’insuffisance des résultats, une impression de tourner en rond, voire d’une augmentation de sa détresse. Et nous arrivons ici sur le difficile terrain de la patience. Toute démarche thérapeutique se fait un rythme qui lui est propre, et tout un chacun ne peut pas forcément l’admettre aisément. On notera même que la personne qui commence seulement à s’occuper elle-même, poussée par un excès de souffrance, ou parfois même le regard d’autrui, faudra souvent avoir résolu le problème avant même d’avoir puis en comprendre l’essence !

Il est alors important pour le thérapeute d’arriver à faire passer le message suivant : le désir puissant et impérieux d’obtenir des résultats, même nourri de la meilleure des volontés, ne saurait suffire à réduire le « temps nécessaire »à l’œuvre thérapeutique.

La capacité intérieure du patient a progressé sur son chemin intérieur va directement influer sur ce « temps nécessaire ». Laissez-moi vous donner un exemple :

Si vous prenez par exemple une demande concernant des difficultés d’endormissement ou de qualité du sommeil, il est assez aisé de mettre en œuvre les bases de la sophrologie avec rapidement un protocole de protection du sommeil. En quelques séances résultats peuvent être excellents. Mais il peut y avoir plusieurs raisons à cela. Soit le patient avait un simple problème de dérèglements de son rythme de sommeil, une perte de confiance temporaire en sa capacité à bien dormir ou encore à petit problème de ressassement que les premières séances de base ont été à régler : la remise en ordre du sommeil est alors très facile. Soit le patient a le sommeil perturbé pour des raisons plus profondes, liées au travail silencieux de son inconscient, à une histoire difficile mais refoulée et le trouble du sommeil va manifester ses difficultés à avancer dans sa vie avec ce fardeau : en quelques séances pour obtenir un résultat aussi performant que dans le cas précédent. Quelle sera la différence ? Dans le premier cas le problème réglé, la personne retrouve son chemin de vie tranquille. Dans le deuxième cas, la personne souhaite régler un problème particulier (perturbation du sommeil) mais ne veut surtout pas toucher au reste de son histoire. C’est son droit le plus strict, c’est aussi je crois devoir du thérapeute -si il pressent ce schéma- de souligner aussi délicatement que possible que les racines de la perturbation devront à l’occasion être traitées pour valider durablement le résultat des séances. Il en est tout simplement que des patient ne puissent même pas entendre ce discours... il est préférable alors de respecter ses réticences dont ils n’ont pas conscience, mais ne pas s’étonner de les voir revenir plus tard avec d’autres symptômes.

 

Nous touchons là la délicatesse du travail des thérapeutes, et je citerai ces lignes d’Yvan Amar :

 

« Si quelqu’un me guérit et me retire mon mal, j’entends aussi qu’il me hisse au niveau de conscience que j’aurais atteint si j’avais moi-même résolu ce que ce mal devait m’apprendre. Sinon, s’il me laisse dans le même état de conscience après m’avoir retiré mon mal, il me vole l’outil de croissance que peut être cette maladie... »

 

Ces mots reflètent très exactement ce que j’attends personnellement d’un thérapeute... et ce que je me sens responsable d’offrir à mes patients. C’est évidemment un point de vue holistique !

 

Aussi quand le travail piétine et qu’il s’agit autant de répondre à la demande d’aide du patient que de respecter son désir de croissance, même inconscient, IPMO s’avère très utile.

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