Les deux hémisphères bien connus, droit/gauche, ne représentent en fait que la partie la plus superficielle, récente, du cerveau qui s’est constitué au cours de l’évolution de l’homme de plusieurs couches. D’abord nous trouvons le cerveau dit « reptilien », archaïque : le système limbique, dont le rôle est d’assurer la survie. Ensuite vient le cortex, qui est commun à tous les mammifères, puis un développement particulièrement abouti chez l’être humain : le néo-cortex.
Nous avons donc une organisation que je qualifierais de verticale de notre cerveau :
- le cerveau reptilien ( tronc cérébral + cervelet) partie la plus ancienne du cerveau, est en charge de la respiration, des battements du coeur, de la tension artérielle, du système immunitaire, et de tous les besoins essentiels à la survie de l'espèce (manger, dormir, éliminer, se reproduire). Le cervelet « petit cerveau », est apparu quand nos ancêtres (encore loin d’être humains) sont sortis de l’eau avec deux impératifs : se protéger du soleil et des prédateurs. Il a en charge tout ce qui concerne la motricité : maintien de la posture, équilibre, activité musculaire. Le cerveau reptilien concerne les instincts de survie, les besoins fondamentaux, il produit des comportements rigides stéréotypés, absolument invariables.Il est le lieu des habitudes anciennes, des rituels. Son mode d’expression, non verbal pour frustre est indispensable à la vie de groupe...
- le cerveau limbique ou émotionnel, regroupe un certain nombre de structures cérébrales impliquées dans la gestion de l'olfaction, des émotions, des apprentissages de la mémoire. Sa fonction essentielle est l’adaptation à la vie en groupe et à la pérennisation de celui-ci. Tout ce qui concerne la protection de notre intégrité physique (individu) et celles de notre clan (espèce) est pris en charge par cette partie du cerveau. Il va donc organiser les informations propres à l’intégration sociale : apprentissages par mimétisme, respect du plus fort, comportements socioculturels (us alimentaires et vestimentaires, travail, coutumes, hiérarchisation sociale, soins, sentiment de sécurité, système de croyances...). C’est un conditionnement à la loi du groupe, pour la conservation de l’espèce. Il contrôle la physiologie du corps. Il est encore archaïque dans son organisation neuronale mais extrêmement rapide dans ses réactions lorsqu'il s'agit de survie. Son rôle d’intermédiaire entre le néocortex et le cerveau reptilien est essentiel : il contrôle l’affectivité et la mémoire. S’il fut longtemps considéré comme le siège des émotions on sait aujourd'hui qu'il ne correspond précisément à aucun des multiples systèmes émotionnels de notre cerveau.
- le cerveau cognitif : siège de la connaissance, donc de l’intégration des apprentissages le cortex présente une surface assez ressemblante avec celle d’un chou-fleur ! Il est constitué de couches de neurones parfaitement organisés, un réseau complexe et extrêmement ramifié dévoué à la circulation de l’information. Cette organisation permet un traitement optimal des données recueillies dans tout le corps par le biais du système nerveux ainsi que leur analyse pointue et extrêmement rapide. Il va s'agir ici de contrôler les impulsions et les instincts, de gérer l'attention et la concentration, de générer une capacité de relations interpersonnelles sophistiquées et donc de maîtriser le comportement social et moral. Nous ne sommes plus ici au niveau de la réaction archaïque, spontanée, face à un événement extérieur, ni dans l’adaptation à la vie de groupe par des apprentissages mimétiques. Au contraire il peut-être possible de se projeter dans le futur, sur la base d'images mentales, de références stockées dans l'esprit en l’absence totale d'éléments externes tangibles. Cela permettra l’épanouissement de compétences complexes, les inventions indispensable au progrès et à l’évolution de l’espèce. Mais aussi : la création artistique et la capacité d’utiliser le système nerveux central en mode volontaire. Ceci permettra, entre autres, à qui le souhaite de développer des états de conscience particuliers (relaxation, méditation) et d’acquérir une qualité d’être, de présence à soi. Et tout ceci est propre à l'être humain, et à lui seul.
Mettons un bémol tout de même à ce magnifique fonctionnement du cerveau cognitif : en cas de stress intense, et malgré toutes les informations et tous les apprentissages emmagasinés dans notre mémoire, il devient incapable de réagir et passe le relais au cerveau limbique... ou au reptilien !
Le cerveau peut être divisé en trois parties :
Le cerveau reptilien (instincts de survie, besoins physiologiques fondamentaux)
Le cerveau limbique (adaptation sociale, gestion des émotions, apprentissages simples)
Le néocortex (connaissance, compétences complexes, inventions, art, qualité de l’être)
Le cerveau limbique est l’intermédiaire entre le reptilien et le néocortex :
C’est lui qui contrôle l’affectivité et la mémoire.