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Mardi 27 mars 2007


 

Les addictions ou accoutumances diverses physiques ou psychologiques (médicaments, comportements, nourriture, drogue... etc) sont causées par le désir de réduire une anxiété.

Elles viennent combler un manque.

Comprendre et guèrir ce manque, ou -parfois dans un premier temps- trouver un moyen positif de compensation va permettre de se libérer de l'accoutumance

Le but du travail de libération en EFT va être de mettre le doigt sur la cause réelle du problème. On peut tapoter sur les symptômes (« envie de fumer », « besoin de ce médicament », « tentation par le chocolat », « besoin de me ronger les ongles »...etc) pour les faire diminuer, et en moment « de crise » quand le manque se fait sentir, cela est fort utile. Mais pour un résultat durable et efficace... on préférera rechercher la racine du problème. Il n’est pas toujours facile, lorsque l’on souffre d’un problème d’addiction, de voir le lien entre l’anxiété et la prise du produit.

D’où quelques questions utiles :

- quand le problème a-t-il commencé

- dans quelles circonstances ?

- que se passait-il dans votre vie à ce moment là ?

- quelles étaient les émotions ressenties ?

- quelle autre personne proche a vécu le même problème ?

- quel sentiment positif apporte la prise de la substance ou le            comportement ?

- que ressentez-vous au moment où le besoin se fait sentir...etc.

Ces questions seront elles-mêmes creusées au fur et à mesure de ce qui émergera. Pourquoi ? Un simple programme télévisé sur un sujet qui vous touche plus que vous n’en ayez conscience peut amener un niveau d’anxiété insupportable.... en écho à une situation antérieure.  Un conflit dans le monde du travail peut très bien réactualiser une souffrance enfouie depuis l’enfance où un parent, un professeur, un autre enfant vous avait fait subir le même sentiment d’agression...

C’est pour cela qu’un thérapeute est parfois nécessaire pour mener à bien cette investigation, et vous aider à libérer les vraies causes. Des émotions peuvent remonter, là aussi, une aide peut s’avérer utile... Le groupe dans le cadre d’un atelier spécifique peut permettre également de faire ce cheminement en sécurité, et l’expérience des uns éclaire parfois celle des autres. C’est tout l’intérêt d’une dynamique de groupe.

Les autres aspects qui méritent d’être traités sont :

- l’ambivalence que nous pouvons entretenir en nous  « je voudrais bien, mais je ne veux pas vraiment arrêter » peut être très élevée. Ce conflit intérieur entre les bénéfices à tirer des deux situations est un obstacle à la libération. La stratégie de compensation d’un manque par une substance ou un comportement marche très bien : pourquoi arrêter ? C’est le problème de la juste motivation à trouver, et de la nécessité de trouver une alternative de remplacement. En l’occurrence le bénéfice d’un retour à la santé tout en étant libéré de la source du manque va bien fonctionner avec l’EFT.

Exemples d’avantages à ne pas arrêter :

- mon corps a l’habitude, que va-t-il se passer si j’arrête (peur, angoisse, peur du manque...etc)

- manger du chocolat me fait du bien : il n’y a pas de mal à se faire du bien

- ce somnifère me garantit un bon sommeil, pourquoi est-ce que je me compliquerais la vie

- ce médicament prouve que je suis malade, on me reconnaît, on fait attention à moi, j’ai une excuse pour « ne pas y arriver tout seul »

- tant que je suis malade on me fiche la paix, ou tant que je suis un drogué je n’ai pas à faire l’effort de m’intégrer socialement, éventuellement on me prend en charge

- si je mange moins de cochonneries, je vais redevenir jolie et séduisante, mais les relations me font peur, autant rester inabordable !

- si je ne prends pas de calmants, je vais péter un câble et on verra vraiment à quel point je peux être odieux, pas aimable

- si je ne suis plus malade, on ne sera plus à mon service

- ...etc : vous aurez reconnus les fameux « side benefits », ils peuvent être nombreux ! Je pourrais y rajouter « l’air du temps » qui valorise la « victime » (voir télé réalité, livres témoignages et autre médiatisation d’histoires personnelles douloureuses) sans pour autant valoriser le dépassement du problème. Parler de la réussite séduit actuellement moins que d’étaler son malheur.... Il n’y a qu’à écouter les infos : où sont les bonnes nouvelles ?

- le déni et les résistances : fondamentalement l’être humain n’aime pas le changement. Son besoin de sécurité, renforcé par des siècles et des siècles de sédentarisation, l’a rendu assez impropre à accueillir les changements. D’où une première réaction au changement : le refus. On connaît les étapes du deuil qui passent par le déni, la peur, le refus d’accepter, le combat contre l’évidence, l’abattement, la résignation, et enfin l’acceptation (quelque soit l’ordre). Des étapes similaires peuvent apparaître dans le travail de libération des addictions

Exemple de point à travailler en EFT pour commencer à alléger ces résistances :

- colère ou ressentiment contre les personnes qui nous reprochent le « problème »... ensuite recherche d’une stratégie pour que les reproches cessent (généralement commence alors une « négociation » avec le problème qui est déjà un début de reconnaissance.

- incapacité à voir d’où vient - où est- le problème

- manque de motivation pour arrêter

- difficulté à reconnaître la réalité du problème

Une fois les résistances relâchées, il est possible d’aborder un vrai travail de fond pour vous libérer du problème.

Pour une addiction à une substance chimique potentiellement dangereuse (dans sa prise ou dans le sevrage trop rapide), je vous recommande d’aborder le travail avec un thérapeute, en lien avec votre médecin traitant.

L’arrêt d’un médicament sur ordonnance même si vous en êtes devenu "accro" (somnifères, tranquillisants... etc)  se fait toujours en accord avec votre médecin. C’est une question de bon sens autant que de sécurité.

 

Lundi 26 mars 2007


Insomnia is one of our modern world major pleas....

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Vendredi 23 mars 2007


Correction de l'IP en présernce de "side benefits"

Le travail en EFT prends ici une tournure particulière :

il va s’agir de repérer l’avantage caché, en posant par exemple la question suivante :

 

- Si je résous mon problème qu’est-ce qui peut m’arriver de grave, de pire, de mal...etc ?

Un exemple :

Si je perds du poids, voilà les horreurs auxquelles je m’expose :

 

- je vais plaire aux hommes, je risque de rencontrer quelqu’un... si il me quitte je serais trop malheureuse, mieux vaut ne pas bouger

 

- mon mal au dos finira par guérir, je devrais retourner travailler, mais je ne supporte pas le regard des autres qui m’ont vu si grosse... et puis j’en ai marre de ce job !

 

- mon mari va me trouver à nouveau séduisante et il voudra faire l’amour avec moi. Tous les jours... mais depuis la naissance du petit je suis trop fatiguée, je ne supporte plus qu’il me touche, je veux juste m’occuper de mon bébé et me reposer

 

- mon mari va vouloir me faire un autre bébé, mais moi avec trois c’est déjà beaucoup, je dois retravailler, on n’a pas assez d’argent pour une famille plus grande

 

- je vais redevenir attirante, et je risque de me faire à nouveau violer

 

- mon homme çà ne le dérange pas que j’ai 25 kg de trop, mais si je les perds je risque d’être attirante pour les autres aussi et j’ai peur de tromper mon mari : j’aime tellement plaire !

 

- ma mère va me piquer mes fringues comme avant et je n’aime pas qu’on soit pareilles, c’est ma mère quand même !

 

Dans toutes les versions de réponse à cet exemple nous voyons que le bénéfice secondaire renvoie à un autre problème, plus grave et si le patient en est d’accord il sera possible de travailler dans cette direction. J’insiste : si le patient en est d’accord ! Car le rôle des bénéfices secondaires est d’établir une limite de sécurité. Si la personne préfère repartir avec son problème, en ayant par contre la conscience de ce qu’il cache, avec le temps un travail  deviendra peut-être possible, ou au moins vivre avec le problème n’en sera plus un. Il n’y a aucun intérêt, particulièrement thérapeutique à pousser un patients dans ses derniers retranchements : un travail de développement personnel se fait par étapes, par prises de conscience et temps de digestion de ces « insights »... On ne fera pas avancer quelqu’un qui n’est pas prêt ! Jamais, ou alors on prends l’immense risque de blesser voire de détruire un être en devenir.

Il convient au contraire de respecter les limites de chacun, de rassurer, d’accompagner même ce qui peut apparaître comme une stagnation par un discours d’une éthique irréprochable. Il est possible d’exposer un point de vue, mais mieux vaut s’abstenir des « il faut, il faudrait, vous devriez...etc ».

Le respect de l’autre est une qualité fondamentale du thérapeute et traduit d'ailleurs le respect qu’il a de lui-même...

 

Un dernier point au sujet des « bénéfices secondaires » : la difficulté de perception même de sa propre identité SANS le problème peut être une difficulté. En effet, dans le cas de problèmes chroniques, la personne a pu s’habituer à eux au point de s’identifier totalement à ce qui n’est qu’un aspect de sa vie. Se penser autrement, se définir différemment, se vivre libre peut tout simplement paraître impensable. Un travail de l’ordre de « même si je m’identifie totalement à ce problème... », « même si j’ai peur de ne plus savoir qui je suis si je lâche ce problème »... peut alors débloquer la séance.

 

Voici quelques autres pistes à explorer :

« Même si...

  - je ne sais plus qui je suis...

  - je n’ai pas vraiment envie d’aller mieux (de voir ce problème résolu)...

  - c’est peut-être dangereux pour une partie de moi de résoudre ce problème...

  - je ne saurais pas quoi faire sans ce problème

  - j’ai encore besoin de ce problème

  - je n’aurais plus d’excuse pour avoir raté ma vie

  - je ne veux pas vraiment être un adulte responsable

  - je ne veux pas être comme tout le monde...

  - j’ai besoin de me sentir différent(e)...

  - je refuse de pardonner à (nommer) qui m’a blessé(e) ...

  - je refuse de me pardonner cet accident...

  - j’ai peur que l’EFT ne marche pas vraiment et que le problème revienne...

 

En ce qui concerne l’EFT, vous ne négligerez pas non plus un travail concernant les fausses croyances au sujet de l’outil (un travail sur TOUTES les fausses croyances est de toute manière utile !).

J’ai le souvenir d’une patiente complètement déroutée par l’outil qui, manifestement, lui était culturellement impossible à aborder. Dans un premier temps elle préféra que je fasse l’exercice sur moi... « Pour voir » en précisant que bien sur çà ne pouvait pas marcher (étrangement, son état émotionnel se calma après ce passage sur moi). Puis elle accepta que je le fasse sur elle, puisque moi j’y croyais... mais elle refusait d’essayer le tapping elle-même. Je me demandais comment sortir de cette situation (elle voulait travailler avec moi mais la sophrologie l’ennuyait, les mouvements oculaires la fatiguaient...) et lui proposais la formulation « même si je trouve cet outil parfaitement stupide et inutile », elle éclata de rire et décida d’essayer sur elle-même car c’était exactement ce quelle en pensait même si elle n’avait pas osé me le dire !

L’amélioration fut telle qu’elle se leva et demanda à sortir pour prendre l’air en répétant un peu hébétée, « Mais ce n’est pas possible ! Qu’est-ce qui se passe ? ». C’est moi qui éclatai alors de rire... une fois qu’elle fut sortie !

 

 

Une cause spécifique d’IP est le phénomène de « bénéfices secondaires »

(side benefits)

 

Il permet cependant, une fois repéré, d’approfondir le travail en travaillant éventuellement sur les fausses croyances ancrées profondément dans l’inconscient

 

Si le patient est attaché à son bénéfice secondaire, que son équilibre en dépend, le thérapeute  respectera cette limite

 

 

 

En conclusion sur l’IP¨ : ne pas la craindre mais ne surtout pas l’oublier... elle est responsable de la quasi-totalité des « échecs », et est somme toute facile à corriger !

 

Jeudi 22 mars 2007


Samedi 17 mars nous nous sommes retrouvés pour le quatrième Atelier du Bien Etre. Le sujet du jour était vaste : paver le chemin du retour vers soi, vers une relation saine au corps. Tabac, alcool, médicaments, aliments sucrés, comportements réactifs, tics, tocs...etc étaient invités à se mettre à nu pour qu’on en finisse !

Les participants s’étaient répartis entre « chocolat / sucré / dessert »  et « somnifères »... bon, à vrai dire cela s’est vite compliqué... ou simplifé, allez savoir !

1- les autres ateliers étaient passés par là et la compréhension des problèmes profitait déjà du développement pour chacun d’un nouveau regard sur soi et le monde.

Et les substances furent assez vite mises de côté pour s’attaquer directement sur les mobiles de la compulsion !

2- Un cas « d’absence d’addiction » s’est révélé riche d’enseignement en matière de comportement compulsif de protection

Là encore, on n’en était déjà plus aux substances !

Techniquement :

 Un long travail en sophro (écourté cependant car la température avait énormément baissé...), vrai cocktail vitaminé pour une libération profonde :

- révision de la SRS (sophro respiration synchronique)*

- la révision du SDN est passée à la trappe.... OUPS !

- une SMn (sophro mnésie) positive pour retrouver les sensations « avant que le problème ne se pose » (certains sont remontés... très loin, et des artifices étaient proposés pour ceux qui rencontreraient des difficultés).

- un « rinçage énergétique » (pas vraiment Caycedo çà....) : j’avais prévu une douche sous une cascade, j’ai modéré pour cause de température extérieure vraiment trop fraîche... le Petit Poucet peut aller se rhabiller avec ses cailloux, il n’imagine même pas ce que nous avons fait avec les nôtres !

- une petite SAP (sophro activation progressive)* : on n’est jamais trop prudent, autant se fabriquer une mémoire positive d’avance !

- sans oublier de se dire MERCI pour tout le bien que l’on vient de se faire en se libérant ainsi du problème (chacun le sien !)

Ensuite, bien sûr de l'EFT : incontournable en matière de libération des addictions. Le travail a été très riche, j’ai cependant réussi à caser un nouvel outil : la « Technique de Choix » du Dr Patricia Carrington *

Pas de mouvement spontané... autre que celui fait avec détermination par chacun pour avancer sur son chemin : à l’intérieur comme à l’extérieur

Cet atelier était là pour ouvrir des pistes, montrer des directions possibles, recenser des racines du problème, mettre en œuvre une stratégie de libération. Le temps et la pratique devrait confirmer les résultats... que j’attends (merci de penser à les communiquer avant le prochain atelier)!

Un résultat quand même : j’avais demandé aux « chocoholiques » d’amener leur substance favorite, car j’envisageais un travail plus « classique » sur l’addiction. Le niveau du groupe nous a emmené d’emblée sur un autre terrain.

Mais à la fin de l’atelier... les « chocoholiques » ont oublié de récupérer leur précieuse doses : le manque ne les as pas  taraudé malgré le gros travail fait sur le sujet !

Encore une fois, merci à tous pour l’ambiance chaleureuse et impliquée que chacun a contribué à créer !

* : merci de guetter les articles qui ne manqueront pas d’apparaître sur ces sujets... laissez moi un peu de temps !

Mercredi 21 mars 2007

 

Nous allons parler ici les fameux  side bénéfits : « bénéfices secondaires » bien souvent inconscients, mais pas toujours... et qui nous lient à nos problèmes sans porte de sortie.

De quoi s’agit-il ?

Le cas le plus connu est celui d’une pension d’invalidité que l’on risque de perdre si l’on guérit de son handicap (je ne dis pas que les pensions d’invalidité sont inutiles, ni seulement des excuses à ne pas avancer !). Bien entendu l’avantage même dans ce cas n’es pas que financier, mais permet d’éviter le regard des autres, un travail qui nous rend malheureux, ou des déplacements trop importants... que sais-je, les raisons ne manquent pas !

Mais il y a tout un tas d’autres raisons à ne pas « aller mieux » : le besoin d’être pris en charge, d’être materné... l’incapacité à être responsable de soi, des autres (je pense à un cas où une jeune maman multipliait les problèmes de santé provoquant des hospitalisations qui lui permettaient de ne pas avoir à s’occuper seule de son bébé : en fait elle-même avait été maltraitée enfant et elle ne se sentait pas capable d’être une mère non dangereuse).

Il y a aussi le regard des autres : malade on attire parfois une attention, une compassion qui remplace avantageusement l’indifférence dans laquelle on se morfondait auparavant !

Il y a également l’impérieux besoin de trouver une solution à un problème que l’on  refuse d’affronter (exemple : une allergie à une plante qui pousse dans une région où l’on devrait déménager pour suivre son conjoint : sauf que l’on ne veut pas quitter son poste passionnant, ou que l’on refuse de s’avouer que ce conjoint ne nous convient plus du tout...). Ou plus simplement certaine « migraine du samedi soir » qui permet à nombre de femmes de se soustraire à des devoirs conjugaux devenus sans saveur... alors qu’aborder le sujet franchement a permis à bien des couples de faire les ajustements nécessaires à la reprise d’une relation intime harmonieuse !

Ou encore la nécessité d’exprimer quelque chose quand les mots manquent : une personne faisait une « crise de foie » juste avant les fêtes de fin d’année, qu’elle passait finalement alitée, rentrée d’urgence chez elle... c’était le seul moyen, pour elle d’éviter une réunion de famille qu’elle vivait comme une torture, où on la traitait comme si elle avait encore 6 ans... Comme ce n’était pas convenable de refuser l’invitation parentale, elle tombait malade ! Le jour où elle en prit conscience, elle décida de rester chez elle avec mari et enfants et passa le plus joyeux noël de sa vie ! Sans « crise de foie »...

 

Je pourrais donner une foule d’exemples, mais nous allons surtout nous intéresser à la résolution de cette IP particulière. Si il peut y avoir résolution... En effet les bénéfices secondaires représentent parfois un mode de fonctionnement « équilibré » pour le patient, certes c’est un équilibre bizarre, mais le rompre peut provoquer des désordres importants et qui ne vont pas dans le sens d’un mieux pour le patient. Il est important d’y aller en douceur : est-ce que la personne a conscience de ce »bénéfice » ? Y est-elle attachée ? À quel point ? Quelle problématique réelle se cache derrière ?


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