La prise en charge de la douleur est efficace avec l’EFT, encore faut-il savoir comment s’y prendre. Vous pouvez relire les autres articles sur le sujet, mais ici je voudrais partager un "truc" qui marche formidablement bien dans certains cas. Auparavant quelques rappels sur la douleur
La douleur est un signal :
- elle permet de repérer un problème organique et de vous amener chez le médecin à temps pour éviter de plus gros ennuis de santé. C’est la raison pour laquelle une douleur ne doit jamais être ignorée.
Une de mes amies souffrait de douleurs « dans les os » qu’elle pensait liées à de la fatigue. Les douleurs persistant, elle finit par consulter.... elle avait en fait une leucémie. Je n’étais pas thérapeute à l’époque, et je vivais encore suivant l’adage familial « il ne faut pas s’écouter ».... que je n’ai absolument pas transmis à mes enfants ! La leçon avait porté...
- elle permet aussi de traduire une douleur qui n’est pas d’origine physique.... qu’on soit prêt à l’entendre ou non.
J’ai reçu il y a quelques années un cadre stressée, envoyé par son médecin. Après plusieurs malaises et autres « douleurs dans le bras gauche ».... toute cause organique (en l’occasion toute suspicion de problème cardiaque !) avait été écartée. Le praticien, plein de bon sens, avait estimé qu’une prise en charge du stress professionnel subit par cet homme l’aiderait mieux qu’un médicament. Effectivement, après un bon entraînement en sophro, l’aveu à lui-même de peurs et autres ressentiments (traités en technique de libération émotionnelle), le patient vit ses symptômes disparaître. Il avait entre temps compris deux ou trois choses sur lui-même et amèlioré sensiblement son hygiène de vie !
La douleur est un cri de l’être :
- soit on l’écoute, on accepte d’entendre ce que notre vie -par le biais de notre corps- nous chuchote (faibles douleurs) ou nous hurle (grosses douleurs) à notre sujet. Et nous avons là l’occasion de grandir, d’apprendre sur nous-même.
- soit on refuse de l’entendre.... Car parfois la souffrance psychique est si grande que le besoin de le faire savoir prime sur le besoin de guérir. Ne soyez pas surpris, la souffrance profonde et inconsciente peut pousser à une fore de complaisance. Pour ne pas avoir à se prendre en charge, pour faire comprendre à l’entourage que l’on souffre, que l’on est en posture de victime. Le problème est que, à ce jeu là, on peut se trouver pièger dans le rôle de victime, jusqu’à en devenir « martyre ». Dans une société où la victime est très valorisée, et procure une reconnaissance dont le besoin a parfois provoqué la souffrance, il devient difficile de s’en sortir. Or, si l’on ne « décide » pas de guérir, consciemment ou non d’ailleurs.... on prend le risque d’aller de plus en plus mal. Et la médecine n’y pourra rien, ni personne d’ailleurs : c’est une spirale morbide.
La douleur n’est parfois qu’un résidu :
... çà c’est un peu nouveau... mais je vois de plus en plus le cas au cabinet. Le terrain émotionnel qui nourrissait la douleur est guéri mais il reste encore des petites choses :
- la croyance que la douleur ne peut pas partir aussi vite que çà.... l’EFT fonctionne à merveille ici : « même si j’ai cette croyance... »
- l'habitude de vivre avec cette douleur... idem, EFT directement sur "même si j'ai pris l'habitude d'avoir mal..."
- la douleur a besoin de s’évacuer par palier, et là il y a un petit truc qui fonctionne très bien, le « décompte » :
1- Evaluer la douleur qui subsiste après le traitement émotionnel, par exemple « 5 »
2- Tapotez directement (IP déjà corrigée généralement) « cette douleur à "x" ....» sur les points de la version courte
3- Ré évaluez
4- Re tapotez...etc
Certains patients remarquent qu’en cours de tapping la douleur continue de baisser , alors ils corrigent le chiffre au fur et à mesure...
C’est assez bluffant et très ludique (une patiente a décompté ainsi : « 2 ½ , 2, 1 1/2 , 1, ¾, ½, ¼... » et finalement est arrivée à zéro !).
Essayez donc !



