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Je vous propose une première expérience qui vous permettra de prendre conscience de votre respiration et de son effet sur la détente du corps et de l'esprit. 

 

- Après avoir lu ces lignes, vous les mettrez en pratique

- Vous prendrez le temps de fermer les yeux de prendre de posture assise confortable (voir description des postures de relaxation et de sophronisation plus haut) et de porter attention au siège sur lequel vous êtes assis, à la manière dont le contact entre votre corps et ce siège se fait. Restez ainsi une ou deux minutes, simplement à l'écoute de vos sensations. Ensuite vous pourrez ouvrir les yeux...

 

Comment vous sentez-vous ? Avez-vous pensé à la suite de ce que vous allez lire ? Avez-vous pensé à ce que vous veniez de lire ? Avez-vous pensé à autre chose ? Ou avez-vous réussi ne serait-ce que furtivement, à être dans le ressenti, à porter attention suffisante à vos sensations ?

 

Si cela n'est pas le cas, je vous invite à recommencer, jusqu'à que vous arriviez pendant au moins quelques secondes à ne penser qu'à votre siège dans le contact qu'il a avec votre corps. Et je vous conseille bien sûr de réessayer en faisant durer cette attention, en l'affinant autant que faire se peut.

 

Comme je l'ai écrit plutôt, la respiration est l'outil roi pour entrer dans la détente. Je vous propose donc un deuxième exercice qui commence à mettre en oeuvre la respiration :

 

- Après avoir lu ces lignes, vous les mettrez en pratique

- Prenez une posture assise de relaxation, les yeux fermés et un moment d'attention au contact qui se fait entre votre corps et le siège (sans oublier le contact des pieds de avec le sol). Ensuite, vous portez une attention douce à votre respiration : « écoutez » où ça respire en vous et comment çà respire en vous... Peut-être notre respiration est-elle abdominale, ou thoracique, ou peut-être claviculaire si vous êtes en ce moment débordé par vous émotions... Après quelques minutes vous rouvrirez les yeux.

 

Comment vous sentez-vous ? Avez-vous ressenti les mêmes choses ? Avez-vous des sensations différentes ? Avez-vous réussi à localiser où se ressentait le plus votre respiration ? Avez-vous pu percevoir comment cette simple attention à la respiration ouvre les portes de la détente ?

Si ce n'est pas le cas, vous avez probablement effectué exercice de manière trop rapide, sans réellement porter attention à votre respiration. Je vous invite donc à recommencer...

 

- Après avoir lu ces lignes vous les mettrez en pratique

- Reprenez exercice précédent, mais cette fois-ci attachez-vous à laisser votre respiration s'installer au niveau abdominal de la manière la plus naturelle possible. J'aimerais que vous fassiez ici l'expérience d'un accompagnement de la modification de votre respiration. Il ne s'agit pas de la contrôler, de la forcer à s'installer dans le ventre, mais bien plutôt de la laisser se déposer à cet endroit dans un relâchement accru. Faites-le pendant quelques minutes.

 

Beaucoup de personnes disent ne pas être capables de respirer par le ventre : c?est faux ! Tout le monde a cette capacité, pour la bonne raison que, par exemple, pendant notre sommeil la respiration se met naturellement au niveau abdominal... De même pendant de nombreux moment nous arrivons à nous détendre à notre propre insu. Cet exercice permet de retrouver en douceur une respiration ventrale.

Si vraiment vous avez de terribles difficultés a laisser votre respiration se déposer à cet endroit, essayez l'exercice suivant :

 

- Après avoir lu ces lignes vous les mettrez en pratique

- Allongez-vous sur le dos, bien à plat et commencez à porter attention votre respiration.

- Posez les mains sur le ventre, expirez tout l'air que vous pouvez en soufflant aussi longtemps que possible pour vider les poumons. Au moment d'inspirer, cherchez à faire entrer l'air en repoussant vos mains avec votre ventre : cela vous oblige à le gonfler, et à ne remplir les poumons (du moins à avoir la sensation de gonflement de la cage thoracique) qu'une fois le ventre « rempli » d'air. Ensuite, vous recommencer à vider l'air en commençant par dégonfler la cage thoracique, puis le ventre en appuyant bien sur vos mains. À l'inspir suivant vous appliquerez la même technique, en cherchant à repousser le plus possible vos mains, toujours posées sur le ventre, avec l'air que vous laisser entrer. Puis gonflement du thorax, et ainsi de suite.

 

Si vraiment vous n?y arrivez toujours pas, demandez de l'aide ! Un partenaire à genoux à votre côté droit pourra poser la main droite sur votre ventre et l'autre sur votre sternum, à l'inspir il portera son poids sur sa main gauche, empêchant ainsi la cage thoracique de remonter en obligeant la cavité abdominale à se déployer puis il relâchera complètement sa pression. À l'expir, en portant son poids à gauche puis à droite, il vous obligera à vider d'abord les poumons puis le ventre, ensuite la pression maintenue sur le thorax vous amènera à reprendre votre respiration en commençant par gonfler le ventre. Normalement, après quelques mises en oeuvre de cette technique vous devriez avoir intégré le mécanisme suffisamment pour pouvoir le reproduire seul. Il n'y a pas de miracle, il n'y a que la pratique qui permet d'obtenir des résultats. La bonne volonté, ou la simple intention ne suffisent pas !

 

La respiration abdominale correspond à un état de détente naturelle

 

Pratiquez la respiration abdominale, entraînez-vous jusqu'à ce que vous y arriviez !

... Et si possible sans contrôle !

C'est une des clés de votre détente

 



 

- la négativité des pensées, des émotions, des sentiments : quand cette négativité est profondément installée, notamment en raison de la chronicité du problème à traiter il est nécessaire de la corriger. Cela se fait extrêmement facilement en prenant le temps de faire la partie du protocole « correction de l’inversion psychologique », c’est-à-dire en massant doucement dans le sens des aiguilles d’une montre le « point sensible » tout en répétant trois fois de suite la phrase « même si j’ai (ce problème de négativité, le nommer), je m’aime et je m’accepte totalement comme je suis ».

Ceci va généralement suffire pour lever l’inversion psychologique. Si ce n’est pas le cas, il faudra vérifier les points suivants :

 

-- problème de déshydratation : une manière générale nous vivons dans une société où l’on prend facilement les boissons sucrées, ou du thé, du café... mais tout simplement pas assez d’eau ! Et cela quelle que soit la saison. Il se trouve que notre cerveau a besoin pour fonctionner non seulement de sucre mais aussi d’eau, de l’eau pure sans rien dedans. Dans la mesure de notre système énergétique a besoin d’eau pour transmettre les informations bioélectriques, il est facile de comprendre qu’une hydratation insuffisante peut provoquer elle seule de sérieuses perturbations dans la circulation nos énergies... Dont donc de ces informations. Le remède ici très simple : le patient est invité à boire tranquillement un verre d’eau. Il est incroyable de voir comment cela transforme parfois les résultats instantanément.

(à suivre)

J’attire l’attention des gens qui pratiquent déjà l’EFT, sur les remarques qui vont suivre (plusieurs articles : à suivre de près !). Je crois sincèrement qu’il est important de lire et de relire et de revenir dessus régulièrement. En effet, la rapidité et l’efficacité de cet outil peut faire oublier qu’il y a quand même des cas où « ça ne marche pas ». Nous allons donc passer en revue toutes les causes possibles d’inversion psychologiques (relire aussi « Notions de bases en EFT 2/3 sur le blog...).

 

Je ne dis pas que ce sont les seules raisons d’une toujours possible d’efficacité (je rappelle que l’EFT présente tout de même un taux de réussite d’environ 80 % tous cas confondus, ce qui est particulièrement élevé), et des réticences d’ordre psychologique, des freins particulièrement bien cachés par la psyché du patient mériteraient plusieurs articles.

 

La correction de l’inversion psychologique va permettre une réelle optimisation de l’EFT.

 

De prochains articles vont donc aborder :

 

1 - Les causes générales d’inversion psychologique 

 

2- Une cause spécifique d’IP 

 

A bientôt !

 

(clic sur le livre pour Amazon !)


Dans son dernier livre, Miche Odoul[1] rappelle les deux modes possibles de vie que l’homme a pu choisir : nomadisme et sédentarisation. Il les prenait comme référence pour parler du bipolarisme qui existe dans l’être humain jusque dans sa biologie, avec le fonctionnement de son cerveau (côté droit/ côté gauche). Entre le nomade menant ses troupeaux librement suivant les besoins, les circonstances climatiques...etc, et le sédentaire attaché (donc « non libre ») à un territoire délimité, sécurisé par des frontières, le temps aura fini par donner raison au sédentaire. Le développement de la population rendra incompatibles ces deux styles de vie sur une large part du globe.  

En effet il n’est pas possible de faire cohabiter des gens qui ont un rapport de propriétaire à la terre, et ceux qui considèrent qu’elle appartient à tous : la conquête de l’Ouest l’a parfaitement illustré, hélas.

Notre monde est un monde sédentarisé, sécurisé. Au détriment d’une certaine liberté.

C’est aussi ce qui a permis le « développement », le « progrès », la « civilisation ».

Il ne s’agit donc pas de critiquer l’un ou l’autre système mais de prendre conscience que ces deux modes de vie continuent de chercher à cohabiter.... en nous ! Nous aimerions être "libre" mais nous ne pouvons renoncer à la sécurité (financière, affective,sociale...). Pour garder cette dernière nous sacrifions nos aspirations artistiques, perdons notre légèreté... Pour garder notre liberté nous devons sacrifiier un peu de cette sécurité et limiter nos "attachements" : c'est le risque de la solitude, de la pauvreté, de la précarité...etc.

Michel schématise cette double aspiration entre la sécurité et la liberté dans un croquis amusant où l’homme est un parachutiste qui cherche à se poser quelque part entre ces deux pôles !

 

Ce qui ferait notre « malheur » c’est le tiraillement entre liberté et sécurité  

Et au fil de notre vie, pour beaucoup d'entre nous, nous oscillons entre les deux :

 

- aspirations libertaires de l’adolescence à  l’entrée dans l’age adulte (pas besoin de se laisser polluer par les notions de sécurité "comme des vieux"... mais en oubliant que cette sécurité nous est -de fait- garantie par ces même vieux !)

- basculement du curseur  vers le sécuritaire à l’entrée dans le monde du travail et de la fondation d’une famille (besoin de vérifier que l'on a les moyens de construire un nid, puis obligation d'assurer la subsistance des  petits)

- souvent10-15 ans plus tard, questionnements existentiels et tentation de pousser le curseur vers la liberté dès que notre besoin de sécurité est plus ou moins garanti (maison payée, carrière avancée, retraite, enfants sortis du nid),ou que nous en découvrons la vanité de l’excès (deuil, maladie, chômage...), nous découvrons le prix parfois exorbitant payé pour cette "sécurité" qui ne nous comble  souvent pas, les rêves de liberté refont surface ...

 

Encore que nous ne sommes absolument pas égaux dans cette recherche : certains seront  obsédés par la sécurité tout au long de leur vie, d’autre par la liberté... mais seront-ils plus heureux pour autant ?

Non, pas si c’est la peur qui les guide.Non, pas si ils vivent ce choix comme une contrainte exclusive (l’un ou l’autre !).

Car la vie peut-être d’accepter le mouvement qui nous fait danser entre ces deux extrêmes. Pour cela il est nécessaire de se libérer de nos vieux schémas, vieux programmes toxiques, vieilles peurs ... et de réapprendre à faire confiance à la vie, et à toutes les dimensions de notre être !  Certains d'entre nous savent "danser" leur vie, d'autres l'apprennent petit à petit, tous nous avons le CHOIX : ne l'oublions pas !


Notre monde moderne parle de "nouveaux nomades" : plus de bureau personnalisé, plus d'emploi à vie, du travail aux quatre coins du monde... et si l'occasion nous était donnée de repenser notre vie en redonnant un peu plus de place à la précarité (qui libérée de la peur est une acceptation de la vie et de ses rythmes) et un peu moins aux "attachements" (en cessant de croire que tout et tous nous "appartiennent" par exemple). Et si nous en profitions pour laisser la peur de côté et accepter l'expèrience de l'incertitude, du mouvement constant, de la souplesse, de l'adaptation...

Cela passe par un mot : CONFIANCE !


****

Remarque :Michel Odoul dans ce dernier livre fait bien le point sur les origines de notre « malheur »... et  sur les possibilités/opportunités de nous guérir !


 



[1]«  Un corps pour me soigner, une âme pour me guèrir ». Albin Michel - 2006

La simple observation, non pas de notre voisin mais de nous-mêmes, nous amène à remarquer que la respiration abdominale en état de veille n’est peut-être pas si automatique que cela. La faute à qui, à quoi ?

 

-         Aux mauvaises habitudes posturales (difficile respirer par le ventre si on se tient voûté ou avachi sur sa chaise) c’est la première constatation. Et ces habitudes sont prises de plus en plus tôt : les postures ne sont souvent plus corrigées à l’école et nos petits grandissent sans savoir se tenir correctement. Malheureusement cela nuit aussi à leur faculté d’apprentissage (le cerveau a besoin d’être bien irrigué et oxygéné pour être performant)...


-    A l’envahissement de notre corps par les émotions, le plus souvent négatives. Certaines personnes vivent enfermées dans leur colère. D’autres travaillent dans une atmosphère qui frôle la terreur avec une énorme pression de « tolérance zéro erreur ». D’autres encore sont perpétuellement polluées par la culpabilité («excusez-moi-de-vous-demander-pardon-d’exister »), souvent à peine consciente . Les exemples hélas ne manquent pas. L’excès de stimulations positives provoque, notez-le le même effet (voir chap IPMO /fonctionnement du cerveau reptilien). Une joie extrême peut provoquer crise cardiaque, gagner au loto peut également plonger dans un état durable de surexcitation

-    Trop souvent sous-estimé, l’épuisement (pas seulement psychique) entraîne un état de stress permanent dangereux : levers tôt, trajets longs, souvent debout en région Parisienne, couchers tard, repas pris devant la télé, manque d’exercice physique ou au contraire excès[1]. De mauvaises nuits en mauvaise digestion, l’épuisé devient la cible idéale des deux facteurs de dérèglements de la respiration : posture inadéquate et hyperréactivité émotionnelle.

 

La solution existe pourtant : elle est programmée en nous : la respiration volontaire. Comme son nom le souligne, elle fait appel à la volonté. Ce n’est plus la même partie du cerveau qui gère cette fonction, nous avons alors notre mot à dire. Et nous pouvons ainsi retrouver les trois niveaux de respiration comme trois choix à notre disposition. Nous pouvons mettre sur pause le pilote automatique et voler à notre convenance. Une émotion commence à déborder ? Je peux choisir de planer hors de la turbulence, en amenant consciemment ma respiration au niveau abdominal.

N’allez pas croire que l’on doive toujours éviter soigneusement la respiration claviculaire. Dans la pratique du Gestalt (technique de développement personnel qui travaille sur la mémoire des émotions), on va inciter le participant à respirer délibérément en claviculaire, pour justement faire remonter des émotions qui pourraient être refoulées dans l’inconscient et ainsi pouvoir l’en libérer. Comme quoi tout dans les capacités de notre organisme a son utilité !

En Sophrologie , la respiration reine est -comme en méditation- celle que l’on laisse s’installer au niveau abdominal. Le but recherché est la détente, autant mettre toutes les chances de notre côté et utiliser la respiration qui correspond à cet état de relâchement relatif de notre corps et de notre esprit. La perception au niveau thoracique se fera dans la prise de conscience du remplissage des poumons par l’air en fin de respiration par exemple. Ou dans la prise de conscience des poumons eux-mêmes auxquels on choisit d’apporter une détente profonde.

 

La respiration peut être automatique ou contrôlée

 

La respiration peut s’installer au niveau claviculaire, thoracique ou ventral

Au niveau claviculaire nous nourrissons nos débordements émotionnels,

 au niveau abdominal nous les calmons.

 

La respiration abdominale est la voie royale de la relaxation.

 



[1] En effet la pratique de sport « toniques » après une journée de travail peut donner l’impression de se vider des tensions accumulées. Hélas, c’est pour beaucoup une sollicitation supplémentaire des fonctions de l’organisme. Parallèlement à l’engouement pour les cours de gyms très toniques (avec parfois 40 personnes à la fois !) - et au succès relativement moindre des cours de relaxation (même dynamique), je remarque le nombre finalement assez important de blessures (entorses, déchirures musculaires, lumbagos et autres « froissements de nerfs »...)

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