1/Le samedi
Disons-le d’emblée, ceci est bien sûr un compte-rendu totalement subjectif !
La fête d’anniversaire des 25 ans du Souffle d’Or a duré deux jours, pendant lesquels se sont succédés ateliers,
démonstrations et tables rondes. Chaque journée fut close par un concert.
Je n’ai pas pu participer à tous les ateliers… même pas ceux que j’avais « repéré » car j’ai passé
aussi beaucoup de temps à échanger, créer du lien au fil des rencontres.
Après la présentation des acteurs de la journées, par Yves Michel je participais à
l’atelier animé par Monique Grande et Jacques Dechance :
« Si semblables… si différents !
Les relations hommes femmes »
Le but de l’atelier était de porter attention à ce qui se passe dans la rencontre à l’autre (quelque soit son
sexe en fait) : vais-je vers l’autre ou le laissai-je venir à moi ? Comment vais vers l’autre ? Comment accueillé-je l’autre qui vient vers moi ?... Une fois la relation
nouée, comment faire l’expérience d’une communication équilibrée ? Comment exprimer mes besoins et recevoir ceux de l’autre ? Par une série de petits exercices Monique et Jacques nous
ont donné à percevoir le travail qu’ils mettent en œuvre dans leurs séminaires : nous aurions bien continué le chemin à leur côté un peu plus longtemps !
Merci à eux !
(info séminaires de Monique et Jacques ici
et là publications
ici et
là)
L’atelier suivant… c’est moi qui l’animais !
« La technique EFT » en 45mn. Hum, qu’allais-je faire de ce temps assez court. Comment donner à sentir la richesse de l’EFT ? J’arrivais sans programme : pas moyen de
construire quoique ce soit à l’avance. J’avais donc décidé de faire confiance à la vie et de voir comment les choses se présenteraient. J’ai très bien fait ! Le choix de ne présenter que la
version courte était évident vu la courte durée. Donc, je me présentais rapidement, je présentais l’EFT tout aussi brièvement, et après le B-A-BA (correction de l’inversion
psychologique et repérage des points), je demandais à chacun de trouver une émotion perturbante à évacuer, et de l’évacuer. Je fis appel à la bonne volonté d’un « cobaye », sur qui tout
le monde allait travailler pour intégrer la technique. Et là, je dois dire que la vie est très bien faite, car Alain s’est proposé et il nous a permis d’aller très loin en peu de temps, avec une
confiance et une … innocence, c’est le mot qui me vient, rares. Un grand merci à lui si il me lit *. Mon voeu de transmettre un maximum de la richesse de l’EFT s’est accompli. Avec une densité
réelle mais apparemment digeste, nous avons mis en œuvre : version courte, technique de choix et de remplacement. Nous avons vu comment un évènement apparemment mineur ramenait à des
émotions enfouies plus profondément, et « en grappes ». Nous avons vu comment travailler sur un « grain » de la grappe permet de libérer aussi petit à petit les autres. Le
groupe était très connecté, en phase avec le travail d’Alain, et c’est ensemble que nous avons pu sentir l’efficacité du remplacement d’un reste de tristesse par de la Joie. La température est
montée d’un seul coup ! Et la salle s’est remplie soudainement d’une grande Joie : c’était palpable !
Un grand merci à tous !
Un petit passage à l'espace librairie où se déroulait une démonstration des Cartes des esprits de la Nature crées par Alexis Swed et Fabrice Tonnelier... Un petit tirage, plein de sagesse comme d'habitude, avec Fabrice
!
Fabrice et Alexis
Au gré de mes papotes, et de la succession des ateliers, j’ai assisté à la fin de la table
ronde « Développement personnel : écologie corporelle», à laquelle participaient Michel Odoul,Jean-Marc Soudon (Pdt Feldenkreis
France), Pol Charoy et Immanou Risselard (Génération Tao), Sarah Sérievic (auteure de "Rompre
avec nos rôles"), Ronald Mary et Jacques Dechance
Ce que j’en ai retenu ?
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Le travail sur le corps est indispensable à une écologie personnelle, au développement de l’être.
-
La pratique, d’un art martial par exemple, ne garantit pas un « développement » car il est toujours possible de récupérer cette pratique pour
renforcer nos cuirasses, notamment avec la volonté toujours possible de contrôler (« bien faire » plutôt que « laisser se faire »)
-
Le travail sur soi a un impact plus large sur la communauté et joue son rôle dans le développement d’une écologie plus globale. Particulièrement par le
développement de la conscience. Du corps individuel, on passe au corps social et politique... éventuellement !
J’ai vraiment aimé quand Sarah a pris la parole. Tout son corps de professionnelle du théâtre, met en scène ses
mots. Elle « porte » physiquement son message résolument positif, joyeux. Quand elle dit « ce que je crois », ce n’est pas une « possibilité de croyance », c’est un
credo incarné dans tout son corps qu’elle bouge magnifiquement. Une porteuse de lumière ! Sarah est lumineuse, tout simplement…
Je crois que j’ai mis un peu mon grain de sel pour rappeler à quel point nos croyances sur les
« limitations » (des autres le plus souvent mais aussi des nôtres) viennent en fait les renforcer. Je suis particulièrement sensible en ce moment à la manière dont
nous venons renforcer nos peurs en les soulignant, en les nommant, en les développant. Alors qu’une certaine écologie serait de veiller à nourrir le lumineux, à traverser nos peurs au lieu de
nous y enfermer. OK, plus facile à dire qu’à faire… mais essayer ne coûte pas grand chose. Regarder, prendre conscience, essayer de faire autrement, faire des expériences… de
confiance !
A propos d’expériences :
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Atelier de Wu Tao animé par Pol Charoy et Immanou de Génération Tao, qui ont créé cet art martial. Mouvements
ressentis d’abord puis amené à une dimension esthétique, chorégraphique ensuite. Etirement de la colonne vertébrale vers le ciel comme vers le sol, mouvement des bras qui accompagnent ce réveil
de notre axe. La respiration qui bien sûr structure le tout. Et nous accélérons les enchaînements, les bras montent et redescendent, dessinant d’immenses «8». Ensuite étirement du haut de la
colonne vers l’arrière, et là, mazette, mes cervicales ont souffert (je n’arrivais pas à trouve la bonne posture des bras, levés sans que les épaules montent… ouch !). Je me suis appliquée,
mais j’ai clairement rencontré mes limites. Les autres n’ont pas paru souffrir , la technique n’est pas à incriminer… juste un petit blocage perso (je m’en suis occupée avec EFT juste après).
Ceci dit le plaisir de la découverte est resté intact.
Merci Pol et Immanou (info Wu tao ici, vidéos Wu tao, ici)
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Atelier Capoiera: imaginez la rencontre du chant, de la musique, du corps en mouvement… vous y êtes.
L’enthousiasme de Haiti était très contagieux, et nous avons chanté tous ensemble, rythmé en tapant des mains, pendant qu’il jouait du berimbau (sorte d’arc) de) et sa
partenaire du pandeiro (sorte de tambourin à moins que ce ne soit de l’atabaque, sorte de tam-tam… je ne sais plus). Ensuite nous avons appris et pratiqué les premières « postures » (ce
n’est pas le mot, le bon, je l’ai oublié, les capoieristes de passages peuvent nous le dire en commentaire ? merci). A retenir : « Bras devant, l’autre jambe derrière ».. et
on change ! Une petite « roda » de démonstration nous a été faite à la fin, just pour nous montrer l’immense marge qu’il nous reste si nous décidons de continuer la pratique :
roues, déplacement rapides…etc ; la capoiera est plus qu’un art martial : les coups ne sont pas portés, mais où se joue une subtile chorégraphie. Le pratiquant pratique le chant,
l’instrument autant que les mouvements… Cet atelier nous a mis vraiment très en forme, ludique, tonique, joyeux !
Haiti
Merci ! (info Capoiera iciet vidéo démo ici)
J’assiste ensuite à la table ronde autour des 25 ans du Souffle
d’Or, son histoire, mais aussi surtout, son avenir, l’avenir des valeurs véhiculées, l’avenir de l’humanité en nous et autour de nous, les pistes pour garder cette liberté de ton et
d’expression que le Souffle a su préserver mais qui pourrait être menacée par la loi du marché, les formats de distribution en librairie, le poids des majors…etc. A cela une seule solution :
solidarité, conscience et soutien indéfectible par ceux et celles qui croient en ces valeurs. Yves a créé également les Editions Yves Michel –essentielles- qui publie tous les ouvrages
courageux sur la société actuelles, les nouvelles tendances culturelles et sociales, les enjeux de nos sociétés modernes. Des livres qui offrent un vrai regard et un regard vrai sur la société
dans laquelle nous vivons, des livres qui osent poser les vraies questions… et proposer des solutions parfois.
C’est parce que je partage les valeurs du Souffle d’Or que j’ai choisi de publier mon livre avec eux, que j’ai
choisi de fêter ces 25 ans avec eux, que je choisis depuis plus de 20 ans de lire les livres publiés chez eux… et que je prends le temps de partager cette fête avec vous.
Des engagements sincères …j’allais dire « honorables », depuis 25 ans, une évolution qui a su éviter
bien des pièges (mercantilisme ou excès New-Age, Baba coolisme aveugle, dérives diverses) tout en faisant des choix courageux (qui d’autre aurait osé publier des
ouvrages sur la Kinésiologie ?) éclairés et avant-gardistes ?
Le Souffle d’Or c’est un souffle de Vie pour tous ceux qui ont conscience de
leur propre richesse et de celle de la vie en général !
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Après un petit casse-croûte...
Le samedi s’est terminé avec deux concerts :
Yves Mesnil
« Fasciné par la musique indienne d'inspiration mystique, il fait appel au
bansouri d' Alex Teymour Housego qui se mélange à merveille avec sa guitare. La section rythmique est assurée par Pascal Bihannic, percussionniste hors pairs. »
Touloulou
« Dominique Poggi est sociologue, consultante et musicienne. Pianiste, elle joue également de divers instruments du monde,
(Didgeridoo, flûte harmonique, gongs, bols, etc)...
Doumé Trottier compositrice et clarinettiste, elle monte en 1980 l'association Musiques Tangentes ...
Gérard Cazenave à la contrebasse...
Nawal Mlanao est auteure-compositeure-interprète et multi-instrumentaliste. Surnommée « la Voix des Comores », elle descend d’un grand marabout soufi des Comores
Les musiciens de Touloulou sont les auteurs deux albums : Bonne nouvelle (1997, distribué par Night and Day) et Aquarelle, (distribué depuis fin 2006 par Le Souffle d’Or). »
Nawal m’a littéralement
ravie. Une voix chaude, âpre parfois, qui se mêle aux percussions dont Nawal joue merveilleusement bien.
J’avoue que le solo de Nawal a été mon moment de bonheur de cette soirée. Conquise !
Merci à tous !
Je vous raconterai mon dimanche plus tard… Après les concerts j’étais « archicuite » malgré toute
l’énergie dont j’avais débordé toute la journée… tout de même longue. Et j’avais un peu de mal à revenir totalement dans le siècle : je me suis trompée de ligne de métro, de station de
changement, et même de sens de ligne ! Signes d’une vraie fatigue… Mais j’ai vite retrouvé mon chemin vers un lit où je me suis effondrée avec délice !